vendredi 17 mars 2017

La vie pas à pas 2017 # 10

Lundi 6 mars
De retour chez le médecin puisque ma gorge est toujours serrée et que je continue d'avoir quelques symptômes de rhume (oui ça fait un mois et demi que ça dure). Dernier essai avant de m'envoyer consulter un ORL il me donne un traitement antibiotique d'une semaine. Après le boulot passage à la mercerie pour un petit bout de non tissé thermocollant pour la ceinture des deux jupes. Ensuite je vais attendre monMari au Bedford rue de Lancry en écoutant de la bonne musique devant une pinte de bière blanche. Lorsqu'il me rejoint on commande des hamburgers qui nous rappellent l'Islande et en partant on remercie autant pour la nourriture que pour la playlist musicale. Direction l'Alambra pour mon cadeau de noël. La folle histoire de Michel Montana par Oldelaf et Alain Barnier. Mi-two-men-show, mi-concert cette conférence gesticulée fictive me convainc un peu moins que le dernier spectacle d'Oldelaf que j'avais vu mais ne boudons pas notre plaisir ce n'est frustrant que comparativement à ce qui reste comme un de mes meilleurs souvenirs de concert. On rit et on ne voit pas le temps passer, c'est surtout ça qui compte.

Mardi 7 mars
Le retour de la séance de sport sur laquelle j'avais galéré il y a deux semaines. Ça va mieux. Il n'y a que les battements de jambe que j’écourte en partie (30s au lieu d'1 min).

Mercredi 8 mars
Ce soir c'est ostéopathie. Elle me garde 1h30 et quand je rentre c'est pour me blottir directement sous la couette. Pour m'empêcher de me lever et de faire des trucs je regarde des films. Ce sera d'abord Song One (pas mauvais mais je sais que dans 10 jours je l'aurai complément oublié) puis Kingsman qui est la bonne surprise du jour et que je conseillerai à qui ne l'a pas encore vu. Je me demande si je ne devrais pas faire une liste des films que je vois qui passent le test de Bechdel et des autres avec une note sur s'ils sont bon ou pas, est-ce que ce serait intéressant  ?

Jeudi 9 mars
Après le boulot direction le dentiste pour la dernière étape. Ça va vite et ça ne fait presque pas mal. La soir diner à La Reine de Saba avec Flo et monMari, c'est très bon et on passe une chouette soirée.

Vendredi 10 mars
Ça y est, c'est le grand départ pour l'enregistrement, forcément, c'est ce jour là que le client choisi pour nous donner un contre la montre à faire sur un boulot. Me voici donc à la bourre et les filles viennent me chercher. Sur la route on découvre que le Live de Queen à Wembley est un bien mauvais disque (prise de son pas glop, public trop présent et incapable de frapper le rythme correctement, globalement le disque est ennuyeux au possible). Heureusement nous sommes sauvés par La Chanson du dimanche et les très bon sandwich de Clémence. On arrive a presque 23h, une tisane et on file au lit, demain les choses sérieuses commencent.

Samedi 11 mars
Réveil presque aussi tôt que la semaine, très bon petit déjeuner et hop au boulot. La manière d'enregistrer est assez différente de ce que j'avais expérimenté jusque là. En effet pour la pop ou le rock on enregistre chacun son tour, d'abords le batteur avec un métronome dans les oreilles puis les autres musiciens qui posent leur "piste" par dessus. La méthode permet de réenregistrer en solo plusieurs fois, jusqu'à ce que chacun soit satisfait de sa prestation. En folk cette méthode n'est même pas envisagée car les tempos ne sont pas vraiment fixe, rares sont les chansons qui vont à la même allure du début à la fin et de toute manière enregistrer avec un métronome dans les oreilles rendrait très difficile de mettre les bon appuis pour la danse. Exit donc cette manière d'enregistrer. A la place on va faire du live, chacune dans une cabine insonorisée à vitre (comme ça on se voit), on jouera toute ensemble les morceaux. Ainsi on garde l'énergie commune du groupe tout en rendant possible le réenregistrement d'une partie d'un instrument si ça s'avère nécessaire (scoop : c'est le cas).
Il faut donc s'adapter à la cabine et son son très mat (les parois sont recouvertes de tissus), mais aussi a faire le lien entre sa voix réelle et sa voix dans le casque (le casque sur une oreille ça fonctionne bien). Bref des ajustements qui nous permettent tout de même d'enregistrer deux chansons ce premier jour même si on fini malheureusement à 23h pour rester raccord avec notre planning.



Dimanche 12 mars
Trois chansons de prévues aujourd'hui mais on trouve le temps d'aller faire un tour au marché de Chapaize dont je reviens avec du saucisson et une caisse de vin biodynamique. On fini un peu plus tôt (22h) mais ça reste une grosse journée.


jeudi 9 mars 2017

La vie pas à pas 2017 # 9

Lundi 27 février
Repet des conteuses où l'on commence par écouter les enregistrements de la semaine précédente et à s'arracher les cheveux avant de sélectionner et de préparer l'ordre des chansons pour le premier week-end d'enregistrement (ah et il faudra faire une repet entre les deux finalement (au début on comptait s'en passer)). On se rebooste et on reprend les choses en mains, ça va aller.

Mardi 28 février
Un peu de couture et une séance de sport qui se passe plutôt bien. Je fais des crêpes pour mardi gras.

Mercredi 1er mars
Aujourd'hui j'apprends donc que les vacances que nous avions prévu en avril tombent à l'eau. Oui car quand monMari à voulu les poser début février on lui a dit d'attendre vu qu'il était alors question qu'il fasse un départ volontaire / licenciement économique de sa boite. Quand il s'est avéré que finalement ça ne se ferai pas à la mi-février il a donc posé cette fameuse semaine et comme entre temps deux de ses collègues avaient posé il l'a donc dans l'os. Et oui c'est dégueulasse et oui je suis dégoutée et non ce n'est pas la première fois qu'il subit des coups foireux dans le genre. Bon Dieu que j'ai hâte qu'il change de boite. Suivez mon conseil, ne bosser jamais en famille. Tout ce que vous obtiendrez de privilèges ne compensera jamais tout ce que vous devrez sacrifier au nom de la solidarité familiale (sans que l'on vous demande votre avis parce qu'on part du principe que vous le ferez). Bref. Moi ça me met dans un tel état que mes nerfs craquent et je pleure alors que je suis encore au boulot. Même si je fais un peu de couture et que ça me fait du bien (je teste ma machine à biais), ça ne suffit pas.



Je n'en peut juste plus des incertitudes du moment (oui je ne vous en ai pas parlé au fur et à mesure mais on est passé d'un accord de départ volontaire, à une rupture conventionnelle pour finir à un "je ne te laisse pas partir si tu n'as rien d'autre", bref d'une liberté promise à une cage qui se referme qui a exaspéré notre ras-le-bol). Bref ça fait du bien quand ça sort.

Jeudi 2 mars
Heu donc finalement on a nos vacances. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne sais pas et mieux encore je ne veux pas savoir. Flo est aussi perplexe que moi sur l’état de ma gorge. Elle me donne quelques exercices "doux" à faire qui aiderons peut-être à la dégager. Je dine avec V. à l'Iris puis passe un peu de temps au Quiet mais la soirée ne sera pas longue. On n'est pas très nombreux mais surtout, je suis fatiguée.


Vendredi 3 mars
Dernière repet des conteuses avant l'enregistrement. On repasse toutes les chansons qu'on enregistrera le premier week-end une fois pour être sûres qu'on est bien d'accord sur tout. On fini la repet tôt pour pouvoir fêter l'anniversaire de Clémence autour d'un grand plat de pâtes à l'italienne. 

Samedi 4 mars

J'émerge doucement vers 11h30 et commence ma journée en regardant La mauvaise éducation (j'ai décidé qu'il était temps de visionner les DVD encore sous blister de ma vidéothèque). J'avoue sans peine que je me laisse complètement manipuler par le film qui m'emmène tranquillement où il veut. Si je n'ai qu'une seule chose à dire, c'est que je le trouve brillant. Je traine une bonne partie de la journée en pyjama. J'écoute des disques de collectage en avançant sur ma couture (j'en suis à l’étape ou je coupe le tissus, pression).



Le soir venu nous partons pour diner à l’extérieur et voir Logan au cinéma sauf que l'estomac capricieux de monMari et la foule qui sort le samedi soir on finalement raison de notre motivation et on rentre à la maison après un tour de voiture jusqu'à Paris. monMari s'allonge dans le noir et moi j'attaque un autre film pas encore visionné. Ce sera La Science des rêves (et oui ça fera deux films avec Gael Garcia Bernal dans la même journée, c'est moi ou ce mec a un visage vraiment bizarre ?) si j'apprécie beaucoup les effets visuels du film je manque complètement d'implication par rapport aux personnages. Étonnant car le film me plais beaucoup pendant une bonne moitié et je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui me fait décrocher. J'ai l'impression que c'est au moment du bond de trois mois en avant dans le temps du film que j'ai décroché. Peut-être à cause de la réussite soudaine et sans aucune logique du personnage dans son boulot, on dirait qu'elle a fait sauter ma suspension d’incrédulité et m'a éjecté du film d'un seul coup d'un seul. Le triomphe de l'absurdité ne fait pas recette chez moi. Du coup je fini un peu le film dans une sensation de marasme et j'enchaine avec une comédie romantique imparable pour me remonter le moral avant d'aller dormir (ce sera l'Abominable vérité pour les curieux).

Dimanche 5 mars
J'avance en couture et je me rend compte que Bruda à corrigé ses tailles de modèle. Le 34 est bien du 34 et en conséquence va être trop petit, et pour Sœur et pour moi. De plus comme il s'agit d'un tissus à motif et d'un modèle taille haute, il n'y a pas trop de miracle possible pour l'agrandir maintenant que les pièces sont découpées. Après discussion avec Sœur au téléphone je décide d'ajouter une bande de tissus contrasté à l'arrière pour ajuster la jupe comme chacune la voudra (le même tissus que celui des poches. L'un dans l'autre ce sera sans doute très joli. Dans l'après-midi, direction l'atelier de chant de Catherine Perrier ou l'on apprendra entre autres une très jolie version de "l'embarras du ménage" (si vous voulez savoir à quoi ressemble ce thème, une de mes versions préféré se trouve ici).
Puis la soirée se passe au Fieald (Festival International d'Expression Artistique, Libre et Désordonnée). Où ma-vielliste-chérie est bénévole.


Les artistes sont inégaux (mais comme ils sont tirés au pif c'est un peu le jeu), j'en retiens quand même 3 : le groupe Phloème, le pseudo magicien Guyom Foulon et surtout Élodie Poux qui m'offre 5 minutes de vrai rire qui fait du bien et que j'irai voir avec plaisir sur un spectacle plus long. Mais au final c'est surtout pour l’équipe d'animation que l'on se rend au Fieald et en l’occurrence comme ce soir la thématique c'est Pyjama party, on ne peut pas dire qu'ils manquent d'idées.


Post debrief on prend un verre avec ma-vielliste-chérie sur fond de rap des 90's (les animateurs du Fieald sont tous dans la 30aine, on se retrouve sur pas mal de choses) et on rentre. Demain est une autre semaine.

samedi 4 mars 2017

La vie pas à pas 2017 #8

Lundi 20 février
Rendez-vous chez le médecin. Il n'a pas de réponse à propos du rhume que je traine depuis un mois mais au moins il essaye de me prescrire quelque chose qui ne soit pas du doliprane et des gouttes dans le nez.
Répétition test de harpe. En effet Clémence n'est pas sure que sa harpe habituelle soit le meilleur choix pour l'enregistrement. Après test il s’avère que même si les deux sons sont un peu différents, ils conviennent tous deux à notre musique.

Mardi 21 février
Ce soir on a des végétariens à dîner et je décide d'en profiter pour tester de nouvelles recettes. Ce sera tofu frit à la japonaise (de ce livre ci) et dhal palak (de ce livre là). Deux essais et deux réussites, je suis fière de moi. La soirée est bonne mais on ne se couche pas tôt.

Mercredi 22 février
Rendez-vous avec Sœur et Môman chez Cymbeline pour des premiers essais de robe de mariée. La vendeuse est charmante et compétente et les modèles franchement jolis, on passe un très bon moment et, si la robe n'est pas encore commandée, le modèle en est pratiquement choisi. Après ça je file au sport pour suivre mon tout nouveau programme d'entrainement qui s’avère bien plus dur que le précédent. D'ailleurs je l’écourte mais je sens bien que malgré ça, j'aurai des courbatures demain.

Jeudi 23 février

Dentiste. Joie, bonheur, félicité. Ensuite direction l'Iris pour un petit diner d'avant Quiet avec Wirggy et Clémence, ça faisait longtemps. Quiet sympas ou l'on fête le départ en retraite de Loïc mais je suis fatigué et je pars tôt par rapport à mes habitudes. 

Vendredi 24 février

Mark est sur Paris sur quelques jours et dors à la maison. Résultat un diner sympas autour d'un essais de risotto au fruits de mer (en fait moules et crevettes). C'est plutôt bon. Discussions autour de la musique et des livres-dont-vous-êtes-le-héros. 

Samedi 25 février

Ce week-end c'est repos donc je prends mon temps. Rendez-vous à la banque pour clôturer les comptes puis direction Villepreux pour retrouver Môman. On va voir notre ancienne maison. La nouvelle propriétaire nous accueille très gentiment et nous fait visiter. Ils ont fait assez peu de modifications depuis leur arrivée et je reconnais encore ma maison mais l'atmosphère est différente. Après l'avoir quittée vide et triste, je suis heureuse de la voir à nouveau habitée et gaie. Je crois que j'avais besoin de la voirà nouveau remplie de gens qui y sont heureux pour lui dire vraiment au revoir. Soirée chez Ophélie et Tass qui commence par un massage assis (la chaise de massage c'est mieux, bien mieux que la table de massage selon moi), continue par une raclette et fini par un jeu de société (Mysterium qui est le premier jeu vraiment collaboratif que je rencontre (et c'est bien)). Seul inconvénient de la soirée, il faut 45 minutes pour rentrer chez nous. 

Dimanche 26 février
Mark reprend la route de sa Normandie après un déjeuner où on fini le Dhal palak et une partie de 7 wonders en écoutant Kate Bush. Je fais une sieste de 2h30 (c'est journée repos). On profite de la soirée pour regarder Dr Strange qui est franchement pas mal même s'il présente une structure narrative éculée au possible. Mais les effets spéciaux sont grandiose et puis moi tu me met Benedict Cumberbatch et Mads Mikkelsen dans le même film, comment veux-tu que je proteste...

jeudi 23 février 2017

La vie pas à pas 2017 #7

Lundi 13 février
Micro répète, raviolis à la mozzarella et grandes discussions. Les brassard pour dimanches prochains sont prêts et je récupère l'affiche des Gigolunes.

Affiche réalisée par Claire

Mardi 14 février 
C'est la St Valentin, mais c'est surtout mon rendez-vous pour faire le bilan de mes trois premiers mois de sport. J'en profite pour exclure le rameur de mon entrainement. Pour se venger, le dernier quart d'heure de rameur bousille mes écouteurs. Groumpf. Après le manger je regarde Starship Troopers que je n'avais jamais vu. Ça me fait me coucher tard mais franchement, ça en valait la peine, c'est carrément à voir.

Mercredi 15 février
Un rendez-vous avec une copine conseillère en patrimoine pour choisir des placement. Pour la retraite et pour une assurance vie sans doute. J'apprends qui existe aujourd'hui des label écologiques et sociaux qui permettent de s'assurer que son argent sert à financer des projets non polluants et équitables, rassurant non ? Après des discussions avec Soeur sur le choix de la forme pour faire une jupe avec le tissus ramené du japon, il est temps de se lancer. J'utilise pour la première fois la roulette à patron que j'ai récupérer de mon Papi, effectivement ça facilite grandement la vie (couper le papier pour le patron reste moins flippant que de couper le tissus de toute manière...

 Le modèle élu

 Le patron découpé

Jeudi 16 février
Travail sur mes graves qui se sont pas mal améliorés depuis mon passage chez l'osthéo apparemment c'était pas pour rien. Un petit diner avec Flo et un Quiet tout tranquille où on discute bien plus qu'on ne chante. Je fini La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse, rude mais nécessaire. Je sens que je vais lire de la romance pour m'en remettre.


Vendredi 17 février
Ce soir aussi c'est repetition. Pour le coup on est plutôt efficaces. MonMari vient me chercher pour le retour. Je n'arrive encore pas à me coucher tôt. 

Samedi 18 février
Après une semi-grasse matinée bien mérité, on retrouve môman chez Soeur pour déjeuner. Après ça direction l'exposition Tenue correcte exigée aux Art Déco. Sauf qu'il est déjà 16h et qu'il y a visiblement 1h30 de queue avant de rentrer dans l’exposition, sans doute la faute à l'exposition sur le Bauhaus qui entre dans sa dernière semaine. Aucune de nous n'ayant envie de faire la queue, on se replie vers le musée du Louvre et on décide de visiter le département des objets d'art (à laquelle personnellement, je n'avais jamais encore jeté un œil). En commençant par les appartements que Napoléon III s'était fait construire dans le palais.
Et bien, on peut dire qu'a côté de ça, le château de Versailles est sobre, c'est une avalanche de dorures, de fauteuils géants et d'angelos attachés au plafond, mais comme une petite image vaut mieux qu'un grand discours, je vous laisse savourer...


 On a compté 20 lustres dans cette pièce, oui oui 20...

Nous passons ensuite dans le département des objets à proprement parler et j'avoue que nous y passons beaucoup de temps à rire, les objets d'usage lors de la restauration sont certes des chefs-d’œuvre d'artisanat mais il sont souvent d'une kitcherie dégoulinante à vous plier de rire. 
Exemples :

 Oui cette table de toilette a des pieds en cristal

 La forme est belle, mais surtout ne pas regarder les détails...
Pourquoi se contenter d'une couche de porcelaine quand on peu en faire deux, dont une ajourée ?

Soyons honnêtes, parmi ce fracas grandiloquent de mauvais goût, je retiens quand même quelques très jolis objets dont l’intérêt n'est pas que technique. Pour vous faire votre propre opinion, je vous invite à aller visiter cette partie du musée si vous en avez l'occasion, ou, si cela vous est difficile, à jeter un œil sur le site du musée qui est très bien fait (toutes les photos viennent de là).
Je vous met quand même deux petits exemples de choses que j'ai aimé.


 
En sortant je passe prendre un thé chez Sœur et récupérer monMari qui a passé son après-midi a battre son beau-frère au jeux vidéos. Puis direction Montreuil pour un bal. Le Vilain Supplice c'est bien, et En Bal ce soir également. Quand les Four Guys finissent avec un Bal limousine, une danse que j'aime beaucoup mais qu'on n'a pas souvent l'occasion de danser, je suis bien contente d'être restée jusqu'à la fin (mais quand je me couche à 3h du mat, je me dis que demain je vais le regretter).

 
Dimanche 19 février
Aujourd'hui aussi je déjeune avec Môman et Soeur (et sa petite famille). Puis direction les Grands Voisins où Les Conteuses donnent une initiation et un bal cette après-midi. En arrivant on sent tout de suite que c'est un lieu à la mode, et c'est plein de monde !
Résultat on fait la balance devant des gens encore attablé devant la fin de leur brunch, visiblement fascinés par la vielle à roue de ma-vielliste-chérie, la voila photographiée sous toutes ses coutures par des portables aussi vite sortis que ré-empochés. Heureusement pour l'initiation on dispose d'un micro casque car il y a plein de volontaires du public. Le bal également on est aidé car il y a plein de gigolunes qui sont venus (si vous ne vous souvenez pas de ce que c'est je vous laisse remonter à lundi). C'est lorsque l'on a un gros gros soucis au tout début du set que l'on peut juger nos progres et notre professionnalisme, en l’occurrence une corde de la harpe se fait la malle et il nous faut enchainer les chansons sans instruments jusqu'à ce que la prof de harpe de Clémence qui par chance était présente, prépare une harpe de rechange (qui était là par miracle) et que nous puissions reprendre le cours normal du set (enfin pas tout à fait car il nous faut faire du plus facile au plus dur pour que Clémence prenne tranquillement son nouvel instrument en mains). Dans intervalle pas de panique sur scène, pas de perte d'énergie ou de déconnexion avec la salle, je suis fière, très fière de nous. Toutes ces émotions se finissent autour d'un verre de rouge et un hot-dog avec quelques amis. Nous sommes crevés mais le jeu en valait la chandelle car faire un bal dans ce genre de lieu permet de toucher des gens extérieurs aux bals habituels (ce qui est bien et pour le groupe, et pour le milieu folk en général). J'aide Clémence à ramener toutes les affaires chez elles et monMari vient m'y chercher. Je suis proprement épuiser, ça ne va pas être évident de commencer la semaine comme ça.

vendredi 17 février 2017

La vie pas à pas 2017 #6

6 février
Pour être capable de râler quand quelque chose s'améliore parce que "c'est dégueulasse pour les gens à qui s'est arrivé avant", je me demande s'il faut être vraiment malheureux dans sa vie, ou tout simplement profondément aimer se plaindre.
Ce soir on danse pour aider à la mise en place des chansons de la FRAP (le groupe de monMari) comme on a nos repet le même soir, je n'avais pas entendu ce qu'ils font depuis un moment et ça a beaucoup progressé. 

7 février
Ce soir c'est bal. D'habitude j’évite ceux du mardi soir car c'est un des deux soirs dans la semaine réservé à la maison ou au sport mais là c'est le duo Corbefin-Marsac qui est en déplacement à Paris et ça, ça ne se rate pas. 

8 février
Ce soir c'est sport. Rendez-vous pris la semaine prochaine pour faire un bilan et remodifier les entrainements. Comme je n'ai pas envie de me coucher je regarde Sexe entre amis (j'ai pas non plus envie de me prendre la tête j'avoue) et donc c'est mieux que Sex friends qui était sorti quasi au même moment avec quasi le même sujet (et que j'avais déjà vu).

9 février
Heures sup. Chant indien. Quiet man. 

10 février

8 harpes sur scène en première partie avec l'école de musique, quand même.

Bal à Villebon-sur-Yvette avec Ciac Boum, et Ciac Boum c'est genre un de mes trois groupes préférés en folk. Et ça ne se dément pas. Ça plus une des rares occasions de l'année de danser maraichine et bal limousine. Bon je me plante presque systématiquement de cercle et me retrouve dans des cercles tous mou, ou bien ou je suis la seule à savoir les pas. Mais ça n'arrive quand même pas à entamer mon plaisir. 

11 février
Première vraie vraie grasse mat' depuis longtemps, je me réveille à 13h. Ce week-end c'est mon dernier Noël de l'année 2016 (comme quoi il n'y a pas que moi qui suis en retard). Avec ma belle famille. Au menu de la fondue bourguignonne et en cadeau des gobelets de la bonne taille pour la reconstitution médiévale, des boucles d'oreille et des bottes en cuir, risqué mais réussi, elles me plaisent et sont à ma taille.

12 février
Mauvaise nuit, trop chaud. Et réveil un peu brutal de la part de mon neveux (il a 2 ans, difficile de lui en vouloir). Des huitres, des coquilles St Jacques et du rôti de veau. Atelier sieste pour tout le monde sauf pour moi cet après-midi. Je me contente de finir mon livre ce qui fait que je fini le tome 22 de la Roue du temps alors que la fin du cycle n'est pas encore traduite en français. Je suis trop triste... Physiquement, je suis toute cassée, je crois que j'aurai du dormir moi aussi. Ce soir je regarde Labyrinthe et ça n'a pas très bien vieilli. Intéressant à voir pour ma culture et bourré de trouvailles esthétiques qui n'ont pas du être facile à mettre en place, je suis clairement trop vieille pour m’intéresser réellement à l'histoire que ça raconte.

lundi 13 février 2017

La vie pas à pas 2017 #5

30 janvier
Repet. Avec ma voix qui se casse et des quintes de toux incontrôlable, impossible d'enregistrer quelque chose correctement. Heureusement que la semaine prochaine la repet saute, ça me permettra de me remettre tranquillement.

31 janvier
Toute seule je n'ai pas le courage d'aller au sport. Je fais de la couture par contre et surtout des teintures qui attendaient depuis un moment. Une robe jaune devient bleue foncée et c’était une vraie bonne idée.

1er février
Je retrouve miss Coco pour diner dans le quartier indien à cote de la gare du nord. Ce sera au Krishna Bhavan un restaurant végétarien. Après avoir longuement hésité je commande du dhal palak (épinard et lentilles aux épices ce qui est toujours un bon choix). Quelques heures de discussion à bâtons rompus et toujours fatiguée par ma crève je rentre tôt. 

2 février
Je commence enfin à mieux dormir la nuit. Ça devrait aider à ce que je sorte enfin de ce rhume. Je rentre directement après le cours de chant indien (vous remarquerez que je fais pleins d'efforts pour me reposer).

3 février
Je repasse à la maison manger une petite soupe avant de repartir pour le Ciné Léon du mois. Un documentaire auto produit sur la partie amazonienne du Perou.

 
Si vous aviez des idées romantiques sur le pays il est temps de vous en débarrasser. Comme souvent sur ce genre de sujet qui cristallise les opinions le public préfère valoriser les propres opinions bruyamment pendant la discussion qui suit que de poser des questions de précision au réalisateur. Dommage mais guère surprenant. 

4 février
Debout la dedans. Aujourd'hui on déménage la sœur de monMari (oui c'est la maison où je vais aider pour les travaux depuis deux mois et non, les travaux en question ne sont pas du tout finis). Cartons, meuble et sacs, on descend tout de 3 étages, heureusement que l'arrivée est au rez-de-chaussée. Comme dans beaucoup de déménagements ce n'est pas le mec qui roule le plus des mécaniques qui se farci les aller-retour de montée d'escalier.



A 15h on file direction l'AG de la Maisnie des Griffons. On est en retard mais on a à priori pas raté grand chose. Je crois que tous les ans on aborde les mêmes points à l'AG, c'est pas que l'on n'avance pas sur les sujets mais disons qu'on n'est pas rapides. Ensuite c'est mangeaille et discussions détendues. On est crevés donc on ne se rentre pas trop tard. A minuit au lit un samedi soir, c'est officiel on vieillit. 

5 février
Comme c'est pas la super forme, ni physiquement, ni vocalement, j’hésite sur quoi faire de mon après-midi. A la fois je sens bien que je vais péter un plomb si je me contente de rester chez moi, à la fois aller au cours de chant de Catherine Perrier avec la voix dans les talons ou au super bal des rencontres de violon en IDF avec les jambes qui tirent ce ne sont pas des bonnes idées. Au final ce sera le bal mais sans y danser beaucoup (il y a des copains et la musique est bien donc c'est pas grave). En rentrant on mange léger et je regarde Victoria, les jeunes années d'une reine avant de dormir (et c'est plutôt bien).

mercredi 8 février 2017

Nerve

Ça c'est le genre de film que j'avais envie de voir mais comme un film rapide que j'oublierai vite. La bande annonce qui promettait une bluette sentimentale sur le fond de défi débile et le casting pistonné : Emma Roberts (nièce de Julia) et Dave Franco (frère de James) ne me faisait rien miroiter d'autre. Et puis on m'a dit que c’était bien et comme de toute manière j'aime bien les bluettes sentimentales, je me suis lancée et ouah la claque. L'histoire c'est celle de Venus (alias Vee), 18 ans et connectée comme nous pouvons tous l’être, qui hésite entre prendre son indépendance et continuer à soutenir sa mère qui n'a plus qu'elle, écrasée par sa meilleure amie qui joue la star pour se faire valoir, elle réagit à une maladresse de trop en s'inscrivant en tant que joueur à "Nerve" un jeu ou relever des défis vous permet de gagner de l'argent de plus en plus à chaque réussite (mais si vous échouez à un ou abandonnez alors vous perdez l'argent engrangé depuis le début). Face à des défis de plus en plus durs, le nombre de joueur diminue... jusqu’à la finale.
Alors par où commencer. Évacuons le facile, les acteurs font le job, la mise en scène est maligne, à l'instar de ce qui se fait ces dernières années quand on parle de nouvelles technologie (la camera passe à l’intérieur de l’écran de l'ordinateur ou navigue au sein du réseau internet), alterne entre les points de vue, c'est bien fait et ça fonctionne. Ma suspension d’incrédulité à tremblé à l'apparition de drone à un moment donné comme un Deus ex machina du pauvre (ceux qui verront le film sauront d’où je parle) mais dans l'ensemble elle a tenu bon.
Maintenant le vrai sujet du film. Au fur et à mesure de l'avance du jeu, le classement des joueurs se fait par leur nombre de "Voyeurs" (quand on rentre dans le jeu on doit choisir l'un ou l'autre). De plus en plus présents sur l'application (en bas a droite de l’écran on voit s'afficher leur nombre), ils sont aussi de plus en plus présents dans la vrai vie, les héros rencontrant à chaque coin de rue des personnes qui les filment avec leur smartphone, de plus en plus nombreuses, menaçantes par leur masse, anonymes. De la même manière. L’algorithme du jeu utilise toutes les infos que le joueur a mis sur le web pour lui créer des défis, et Dieu sait qu'on en met des infos sur nous sur les réseaux, tu est maniaque, soit sure que tu rampera dans un égout à un moment donné sinon il n'y a pas de défi. Mais la programmation de l'appli est participative, chaque observateur qui le souhaite est partie prenante. Effet de foule aidant, la machine s'emballe sous la pression des bourreaux-voyeurs, protégés par l'anonymat du net et par la distanciation de la réalité qu'il crée. Vous ne vous êtes jamais demandés comment on en arrivait aux menaces de mort émises entre deux lol sur youtube ou twitter, ce film décrypte la machine pour vous.
Et c'est bien fait, crédible et pas lourd d'explication. Le film ne prend pas ses spectateurs pour des idiots, on vous explique le dark web et le fonctionnement du participatif en deux phrases que le geek de service (sans lunettes mais quand même avec une chemise à carreau) adresse à deux autres personnages, et scoop ! Ça suffit amplement (même si c'est probablement hyper approximatif).
Bref, c'est pas parfait, loin s'en faut et on n’échappe pas non plus à la partie sentimentale annoncée dans la bande annonce (que les fans du genre se rassurent) mais c'est malin et ça aborde des sujets qui si on connait leur importance sur le net, n'avaient pas encore été amenés dans le domaine de la fiction sur grand écran, donc ça vaut le détour, jeter y votre œil !