lundi 16 janvier 2017

La vie pas à pas 2016 #51

Vendredi 16 décembre
Ce soir j'ai rendez-vous pour l'exposition Le Corps en mouvement au musée du Louvre avec Dame Leo et Leen mais comme j'ai pas mal d'avance je me retrouve à faire les courses de Noël qu'il nous manque (je suis presque à jour, je vais finir par y arriver). L'expo est très intéressante quoique trop courte à mon gout. Certains cartels proposent même des fac-similés des œuvres mettant en évidence  leurs traits de construction ce qui est une bien riche idée.



En sortant direction la MJC du borrego pour le bal mensuel de l'association la Bourrache avec le groupe Trio t'en bal. Le groupe propose une musique qui ne fait pas d’esbroufe mais est très agréable et confortable à danser. Comme on est tous les deux crevés on ne rentre pas trop trop tard.

Samedi 17 décembre
Le réveil sonne bien plus tard que la semaine mais il a la mauvaise idée de sonner quand même. Rendez-vous avec les Conteuses de pas chez Clémence pour répéter avant notre date de ce soir. Mais on commence par déjeuner d'un poulet rôti du marché avant toute chose. La répète se passe plutôt bien et puis on embarque toutes dans la voiture de Wirggy, rebaptisée Conteuse-de-pas-mobile pour sa capacité à nous permettre d'y rentrer toutes et avec les instruments en sus. Direction les 3 Arts pour installation et balances. Puis on dine du fameux (et très bon) Kig ar farz du lieu avant de monter sur scène. On fait une quarantaine d'entrées ce qui pour le lieux est assez idéal, c'est à dire que c'est plein mais que l'on a encore la place de danser. On fini fatiguées mais ravies puis on rentre se mettre au lit car demain il faut encore chanter.

Dimanche 18 décembre
Debout péniblement vers 9h30 car je dois être à 11h30 dans le nord de Paris. Et oui ce midi les Conteuses de pas passent à la radio ! Nous avons été invitées par l'émission Folk à lier à faire une interview et un mini concert. C'est un peu stressant car c'est un exercice auquel nous ne nous étions jamais prêtées mais c'est assez enthousiasmant. Comme Thierry, qui anime l’émission, aime plutôt ce que l'on fait, il reste gentil avec nous. Sans juste nous passer de la crème (ce serait chiant), il nous pose des questions intéressantes et non galvaudées mais sans nous pousser dans nos retranchements. Du coup ça se passe très bien et malgré les pains dus aux changements de température subis par la harpe entre l'hiver de dehors et le studio surchauffé, nous en ressortons assez satisfaites (pour écouter c'est ). On assiste à la seconde partie d’émission avec Tiennet Simonnin avec plaisir et on prend rendez-vous pour revenir à l’émission à la sortie de notre disque. Après un brunch dans un resto du coin (bon mais cher pour ce que c'est (un brunch quoi !)) Je prends la direction de Montigny-sur-Loing malgré les problèmes de train. Ce soir c'est la soirée de clôture du semestre de chant indien. On était sensés commencer tôt, mais comme souvent ce n'est pas le cas. Le repas traine en longueur mais on trouve quand même le temps de chanter un peu puis il faut rentrer. Je n'avais pas anticipé à quel point c’était loin et je me retrouve à devoir faire se relever monMari car je n'ai plus de métro. J'ai un peu honte mais comme il est adorable il ne m'en veut même pas.

Lundi 19 décembre
Dernière semaine de boulot avant mes quelques jours de vacances. C'est pas la grand forme mais je tiens le coup. J’écoute le podcast de l’émission d'hier et c'est une fort bonne surprise, on est posées, drôles et ce que l'on raconte est intéressant. Je suis fière de nous. Musicalement il y a des pains mais il y a de l’énergie et du plaisir communicatif. Globalement c'est donc une très bonne prestation (je me lance des fleurs si je veux). Je trouve le cadeau de Noël de ma mamie, bon les cadeaux c'est presque bouclé du coup. Ce soir c'est répète. On est toutes un peu crevées mais il faut avancer dans la préparation du CD, y a pas le choix. Et d'ailleurs ça avance bien cette fois, je crois que le retour sur scène de ce week-end nous à fait du bien à toutes. On termine la repet par l'étude des soucis de ma-vielliste-chérie avec ses "é" et ses "è", le chant s'apparente parfois à l'orthophonie. Je rentre et je m’écroule de sommeil.

Mardi 20 décembre
Aujourd'hui c'est catalogue de voyage. Après le boulot je rentre goûter puis c'est l'heure de la séance de sport. En prenant au pif mon cours de gym je tombe sur de la gym douce pour étirer et renforcer le dos, hyper approprié, ça fait du bien. En rentrant ce sera omelette car il reste plein d’œufs dans le frigo. Un peu de youtube, un peu de lecture et dodo.

Mercredi 21 décembre
C'est aujourd'hui le jour le plus court de l'année, mais aussi celui ou les jours commencent à se rallonger. Pour fêter le solstice, Clémence nous à proposé de venir avec elle a une séance de danse des 5 rythmes. On se retrouve donc à Montreuil après le boulot (et une chasse aux cadeaux pour ma part). On dine chez un japonais avant d'aller au cours puis on débarque. Le temps de se changer et nous voici sur la piste avec 80 autres personnes. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ai autant de monde et, même si la salle est grande, on se retrouve un peu serrés. Après la danse des 5 rythmes c'est simple, tu danses comme tu veux du moment que tu suis la musique et que tu ne t’arrête jamais.  Musique qui prendra 5 rythmes l'un après l'autre donc donc. Le prof donne quelques indications au micro mais rien de contraignant et rien que tu ne sois obligé de suivre de toute manière. Bref ça s'apparente vraiment à du travail de transe. Ce soir il y a deux "vagues" donc deux suites de 5 rythmes. J'ai beaucoup de mal sur la deuxième car je suis déjà très fatiguée (honnêtement pour moi une aurait déjà suffit). Je sens mon corps qui tire et je me dis que demain ce ne sera pas la grande joie. En rentrant je me dis que je dois prendre une douche avant de me coucher afin de détendre mes muscles endoloris mais comme j'ai du mal à me motiver je lis et je me couche encore plus tard. Pas très malin.

Jeudi 22 décembre
Je me rendors après mon réveil et émerge en catastrophe à 9h30. Comme j'ai pris une douche hier soir je peux au moins sauter dans mes vêtements et filer pour limiter mon retard mais mon corps est lourd et peine sérieusement à me suivre, conséquence d'hier je suppose. Au boulot forcement ma chef est absente donc il y a plein de boulot urgent, allez savoir pourquoi mais c'est toujours comme ça. Résultat je reste jusqu’à 19h. Ensuite je file chez Wirggy pour le diner. Ce sera lasagne maison (en fait ça à l'air facile à faire, il faudrait vraiment que j'essaye). monMari amène Pristy-cat qui passe en mode exploration tout de suite (c'est à dire qu'elle fouille l'appart le nez au sol et se débat si on veut l’empêcher de faire quoi que ce soit d'autre). J'arrive quand même à lui faire un câlin avant de rentrer me coucher (tôt) en la laissant là pour une petite semaine.

jeudi 12 janvier 2017

La vie pas à pas 2016 #50

Vendredi 9 décembre
Après le boulot direction mon magasin de BD préféré pour les premiers achats de cadeaux de Noël (oui je suis bien en retard). En rentrant je descends chercher le sapin de Noël à la cave puisque j'y suis et je le décore pour pouvoir mettre les premiers cadeaux dessous. Quand monMari rentre il a la surprise et moi je suis fière de moi. Objectif du week-end, se coucher tôt car le réveil sonne plus tôt encore que la semaine sur ces deux jours à venir.

Samedi 10 décembre
Réveil très tôt. MonMari me dépose chez sa sœur qui m’emmène sur le chantier de leur maison. Objectif du jour, casser ce qui reste à casser. Enlevage de carreaux de carrelage, découpe de mur, on avance bien mais c'est long car il y a beaucoup à faire. Le soir diner chez mes beaux parents avant de rentrer, tôt parce qu'on est crevés.

Dimanche 11 décembre
Levé tôt, je dois être à 9h du coté de porte d'Italie mais j'y serai plutôt à 9h30. Car aujourd'hui (et hier) c'est la premier Convention du costume parisienne, et je n'ai que ma matinée pour en profiter. Difficile de choisir quoi voir entre les conférences, les tables rondes, les ateliers et les démonstrations. Sur le créneaux de 10 à 11h, j'ai décidé d'assister à l'atelier de head-band tribal. En une heure pas le temps de faire grand chose donc je repart avec ma réalisation à peine entamée mais j'ai au moins les trucs et astuce pour continuer et tout le matériel qu'il faut pour finir. Un petit tour au marché et une photo plus tard, j'emprunte de l'aide pour me changer (je suis venue costumée et impossible de me changer seule avec tous ces petits boutons dans le dos) et je file.


Je suis en retard pour mon rendez-vous avec man à Montparnasse mais elle a trouvé à s'occuper avec le marché de Noël installé devant la gare. Ce sera crêperie ce midi vu qu'on est dans le quartier ou il y a une crêperie tous les 10 mètres puis on reprend le métro pour le musée Rodin. Il y a pas mal de monde à l'exposition sur la porte de l'enfer, à raison car l'exposition elle-même est très intéressante, même si on y apprends que l'on observera toujours une œuvre qui n'a jamais été achevée, la quantité de travail effectuée dessus est proprement hallucinante, et elle est le creuset d'une bonne partie des autres œuvres de l'artiste qui l'ont pourtant dépassées en notoriété tel que le penseur ou le baiser. En sortant de l'expo on se dirige naturellement vers la version en bronze de la porte qui trône dans le parc et je m'approche pour l'observer en détail. Tant pis pour ceux qui la prennent en photos sous toutes ses coutures et que je gêne sans doute, c'est une sculpture qui se regarde de prêt, même si de cette manière elle donne un torticolis.



Il est déjà temps de filer, direction le cours mensuel de Catherine Perrier. J'avais réclamé des menteries et une de celle que l'on fait se trouve avoir été collectée dans le village de mes grands parents, voila qui est drôle. Môman arrive à suivre sans problème et mémorise certaines mélodies plus vite que moi. Une fois fini nous retrouvons Sœur pour prendre l’apéro, rejoins rapidement par monMari qui était lui sur le chantier de la maison de sa sœur aujourd'hui aussi. On s'arrête au japonais en rentrant, pour des raison de flemme de ma part (de faire à manger). Comme d'habitude on ne fini pas, ça nous fera de quoi déjeuner demain.

Lundi 13 décembre
Me voila à faire une traduction de brochure en chinois... un tour à Artisans du monde pour certains des cadeaux de Noël. Puis soirée chez Clémence pour travailler spécifiquement sur le chant pour le CD des conteuses. J'ai un problème technique sur une chanson où je fais la moitié mieux assise et l'autre moitié mieux debout. Comment régler ce problème est un mystère. Rentrée tard par le RER c'est long.

Mardi 13 décembre
Je reste un peu plus tard au boulot puisque l'on enchaine directement sur la soirée des 130 ans de l'entreprise. Ça se déroule au Kare à Boulogne. Une bonne partie des employés est là ainsi que pas mal de clients. Le traiteur est bon, l'endroit sympas. Bien sur c'est aussi une occasion de mettre en valeur la boite donc il faut faire un peu de commercial mais ce n'est pas quelque chose avec lequel j'ai trop de mal. Entre l’apéro et de diner, enfin pardon entre le cocktail et l’apéro dinatoire, une présentation de l'entreprise sous forme de deux films réalisés par un collègue et une table ronde ou des clients complimentent l'entreprise constitue le cœur de la soirée. Bon tout se passe bien et tout le monde à l'air content. Le champagne et le vin blanc sont bon. Par contre c'est loin et quand en rentrant j'ai encore les encombrants à descendre je ne suis pas vraiment au summum du bonheur...

Mercredi 14 décembre

Ce soir c'est sport mais comme cette fois je suis toute seule, ça me prend un moment de me motiver. J'y vais en courant, par contre je renonce à la fin de ma séance pour je pas attendre 15 minutes qu'une salle se libère. En rentrant c'est croques-monsieur devant la fin de la saison 4 de Once upon a time.

Jeudi 15 décembre
Après le boulot je pars faire quelques magasins pour les cadeaux de Noël, ça avance doucement. Au chant indien on fait un tarana en Puriya Dhanashree et on parle un peu politique. Je vais chercher un diable que V. me prête gentiment au quiet mais je ne reste pas, trop fatiguée je rentre avec monMari qui de toute manière ne trouvait pas de place dans le quartier. On regarde un peu du Fossoyeur de film puis on fait dodo.

vendredi 6 janvier 2017

Tiger Lillies & Nan Goldin : the Ballad of sexual dependency

Voila une affiche que je ne pouvais pas rater. Si Tiger Lillies n'est pas un de mes groupes préféré je les ai déjà vu en concert et j'avais été très impressionnée (je dirai que c'est un peu un mélange de Pigalle et du Cirque des mirages, mais je vous met un extrait ce sera plus simple),


par contre Nan Goldin c'est une de mes photographe préférée et sans doute une des artistes qui m'a donné le plus d’émotion au cours d'une exposition dans ces 15 dernières années (avec l'exposition Sœurs, Saintes et Sibylles à chapelle de la Pitié Salpétrière). The Ballad of sexual dependency est son boulot le plus célèbre et le plus long, il documente sa vie et celle des gens qui lui étaient proches dans le New York underground (donc gay, trans et drogué) du début des années 80. La majorité des photo date de cette période même si elle à fait des rajouts à l’œuvre jusqu’à récemment. Voir ce spectacle c'est comme faire rentrer votre cœur dans une pièce dont les murs petit à petit se rapprochent, parfois vite, parfois lentement mais inéluctablement. Si la première partie qui n'est "qu'un" concert des Tiger Lillies, est à déconseillé si vous ne comprenez pas un mot d'anglais (parce que sans comprendre les paroles ça perd pas mal de son intérêt (même si la musique est bien hein, y a quand même une scie musicale (jouée hyper bien), un thérémine et un mec qui chante en voix de fausset dans l'affaire)). La seconde partie où le groupe illustre tout d'une traite le diaporama de photo de Ballad of sexual dependency est le vrai cœur de l'affaire. Les photos de Nan Goldin, crument illuminées au flash qui donne le teint blafard, à la lumière du petit matin chagrin ou jaunâtres et floues n’épargnent rien ni personne. Elles sont regroupé en catégories et non en chronologie mais mine de rien elles racontent quand même une histoire dans le temps. Une histoire de solitude, de violence et de déchéance. Très très peu de tendresse est allouée à ses personnages et pourtant on sent qu'elle les aime, qu'ils sont des proches, ne serait ce qu'avec le nombre de fois ou ils la regardent face camera ou parce qu'ils la laissent rentrer (à ce point) dans leur intimité. Elle les aime et pourtant, elle ne les montre presque qu'en mauvais état, dans des fins de soirées ou ils font la gueule ou bien restent bloqués les yeux dans le vague, avec des hématomes, avec des aiguilles dans le bras, dans des cercueils. Ces images ne représentent pas la majorité de celles que l'on voit mais leur présence, et notre conscience que ces gens connaitrons sans doute une fin prématurée, parce que la drogue, l'alcool, le sida, rend toutes les autres images suspectes. Les étreintes deviennent des violences, les rires des délires sous influence, les regard sérieux des testaments et chaque regard qui diverge une déclaration de solitude. Même les pièces photographiées vide prennent un sens lugubre, qu'elles soient rangée, elles deviennent kitch et impersonnelles ou en désordre, elles deviennent glauque jusqu'au dégoût. Et tout ça vous oppresse jusqu’à vous étouffer et on pleure et tremble de vrai tristesse de ce gâchis de tout ce qui n'est pas dit dans une image mais construit par toutes ces images qui défilent et la musique qui pleure la peine d'un monde perdu.




 Toutes photo ©Nan Goldin

La vie pas à pas 2016 #49

Vendredi 2 décembre
Comme beaucoup de travailleurs, le vendredi reste ma journée préférée. Après le boulot je fais un peu de paperasserie, un peu de cuisine et on se regarde un film en couple. On opte pour Suicide Squad par curiosité et parce que monMari est fan de comics (même s'il est plutôt fan de Marvel que de DC). Même si on ne s'attendait pas à grand chose on est déçu, le film est décousu, son rythme et ses personnages sont ratés mais surtout, il est chiant à mourir, je ne m’étais pas ennuyée comme ça devant un film de super héros depuis Captain america 2 je crois.

Samedi 3 décembre
Levée en même temps que monMari c'est à dire avant 7h un samedi matin c'est rude. Direction chez sa sœur avec plein de matériel de bricolage. Le temps de déposer mon neveux chez ses grands-parents et hop, direction le chantier de leur nouvelle maison. La bonne nouvelle c'est que par rapport à ce qu'ils nous avait annoncé au départ, il y a à la fois moins de choses à faire et 1 mois supplémentaire, et du coup ça parait beaucoup plus faisable. Je me change et j'attaque la première étape, c'est à dire la mission on enlève le lambris des chambres pour voir ce qu'il y a dessous. A coup de pied de biche je détache un demi-mur d'un coup (oups). Dessous il y a des plaques de polystyrène et dessous encore, 4 couches de papier (dont un joli à fleur en premier) qui bien sur ne se dégagent que par tous petits bouts.


Heureusement on est nombreux et les autres chambres sont plus simples (une seule couche de papier et qui s’enlève mieux). Si bien qu’après une grosse journée de travail les murs de toutes les chambres sont à nu et la cuisine démontée (ainsi que quelques autres meubles). Les gravâts dans le jardin commencent à prendre un peu de place. Ensuite on file chez Wirggy pour une première soirée dans son appart nouvellement aménagé (de cette après-midi). Bon on met du temps à trouver pour d'obscures questions de portable sans batterie mais à l’intérieur c'est charmant et on s'y sent déjà bien. On discute, on chante et on boit des coups. On ne rentre pas trop trop tard car il faut finir les travaux.

Dimanche 4 décembre
On est en retard vu qu'on a du mal à se lever et on n'arrive sur place que vers 11h20. Aujourd'hui il faut continuer le démontage. Je me couvre mieux qu'hier car j'ai les mains défoncées (surtout la droite) et je m'attaque au carrelage qui recouvre le bac à douche sur lequel sont montés les toilettes de l’étage (comment ça s'est mal fichu ?). Puis le carrelage des WC du bas et finalement on démonte plinthes et revêtement intérieur d'une partie des murs du haut (heureusement pas tous, seulement ceux qui sont démolis par l'humidité. Le tas de gravât est encore plus énorme. Cette fois on fini tôt. Le temps d'un long bain avec du sel pour soulager mes muscles douloureux. On dine et je m'affale avec mon livre et un peu de Once Upon a time (comment ça demain c'est déjà lundi ?).

Lundi 5 décembre
A mon grand étonnement je n'ai pas trop mal partout (bien moins que je ne m'y attendais). La robe de flamenco que j'avais achetée chez Sansha pendant le Black friday a été livrée, elle est belle, confortable et elle me va, que demande le peuple. Ce soir c'est répet des conteuses. Clémence nous a fait de la tartiflette. On a peu avancé sur la préparation de l'album et on a de nouvelles dates de programmées donc il faut aussi répèter le set, il y a du boulot. Je ne rentre pas trop tard et je rentre même avant monMari. Je m’écroule comme une loque. Dodo.

Mardi 6 décembre
Ras au travail. Un collègue me raconte que la direction lui a demandé de faire la musique pour un film qui sera projeté à la soirée de la boite, dans une semaine et demi, ils le lui ont demandé hier. Bon bah non du coup. Je file chez Sœur après le boulot pour prendre le thé avec elle et Môman. Puis rentrer maison. Ce soir c'est palette à la diable et courgettes. On discute jusqu’à presque minuit puis dodo.

Mercredi 7 décembre
Du stress inutile et de l'agitation autour de soi pour pas grand chose. Les éléments d'une journée de boulot morose. Entre la maison et le sport des voisins sonnent à la porte pour demander de venir ou de donner son pouvoir pour la réunion avec le syndicat de copro qui est demain. Apparemment la situation des parties communes et bien plus dramatique au 40 que chez nous (on est au 44) et ils veulent changer de syndic. Pourquoi pas, je n'ai pas d'affection particulière avec celui du moment. Sport : Séance écourté car on a commencé tard à cause d'une réunion de boulot de monMari, mais je fais l'essentiel.

Jeudi 8 décembre
Rien à signaler au boulot. Je passe chercher nos cartes bancaires à la nouvelle banque. On repasse deux chansons au cour de chant et je commence enfin à réussir à me poser sur les tablas. On est pas nombreux au Quiet mais ça fait quand même une soirée sympas.

lundi 2 janvier 2017

La vie pas à pas 2016 #48

Vendredi 25 novembre
Comme tous les vendredi matin, ça va bien étant donné que c'est le week-end ce soir. En sortant du boulot, direction la gare de Lyon et le train pour Montigny-sur-Loing, ah oui c'est pas à coté quand même. J'arrive enfin vers 19h15 pour répéter. 2h de répet, un break pizza pour diner (je ne sais pas pour les autres mais la mienne est bonne) puis re-répet jusqu'à minuit. Je me couche et m'endors comme une masse.

Samedi 26 novembre
MonMari me réveille vers 9h30. Hey mais je dormais bien moi. Petit déjeuner et départ pour installer le matériel. Le club house du Haras du Croc Marin où nous donnons concert donne directement sur la carrière et à priori les chevaux nous entendent. La salle sonne assez bien, ce qui est une bonne nouvelle car nous n'avons que deux amplis pour nous sonoriser. Le concert c'est pour animer un début de repas pour une asso de cyclistes qui reviennent d'une grande ballade, il y a donc 45 personnes, dont 35 qui n'écoutent pas. Heureusement ceux-la ne font que peu de bruit ou sont carrément sortis dehors pour leur clope ce qui permet de suffisamment se concentrer pour offrir à ceux qui écoutent un concert correct. En tout cas celui qui nous à engagé est content, c'est ça qui compte. Comme c'est le rush pour faire déjeuner 45 personnes nous voila à devoir attendre pour déjeuner à notre tour et il est 15h quand nous nous mettons à table. Pour une suite de journée prévu à 16h, ça va être un peu compliqué. Déjeuner rapidement englouti nous récuperons Wirggy à 16h45 à Massy, direction St-Remy-les-chevreuses et le musée Raymond Devos, à l'entrée on nous conseille plutôt de revenir une autre fois, vu que ça ferme à 18h, ce serait un peu court pour une visite de commencer maintenant. Bon on se dit qu'on va aller au marché de Noël qui est indiqué plus bas dans la ville mais pour lui aussi il est trop tard (oui oui les marchés de Noël qui finissent à 17h30 ça existe). Nous voila au milieu des trois stand de la fête foraine à tester une nouvelle fois des machines à pinces (et c'est vraiment de l'arnaque), au moins il y a du vin chaud et des gaufres. Puisqu'il nous reste du temps avant le soir, on passe chez L. pour diner avec elle et petite L. (qui est comme souvent pétrie d'enthousiasme). Puis direction la MJC de Vilebon-sur-Yvette pour un bal avec Trois fois rien et Naragonia (et c'est bien). On danse, on danse jusqu’à 1h du matin. La salle est très agréable bien qu'un peu petite par rapport à la quantité de public, et au bar il y a toutes sortes de thé. Le temps de redéposer ma-vielliste-chérie puis Wirggy il est 3 heures passées quand nous nous glissons enfin dans notre lit.

Dimanche 27 novembre
Je me réveille péniblement à 10h30. Aujourd'hui c'est ménage, paperasserie et, pour sauver les meubles, cinéma en fin de journée. Les animaux fantastiques est une petite déception sans que je puisse trop mettre la main sur le pourquoi. Peut-être juste parce que l'histoire et les personnages manquent d'originalité, ou alors parce qu'on a voulu trop en mettre en pas assez de temps. Quelque chose me titille et je n'arrive pas à savoir quoi.


Wirggy vient boire une bière à la maison ensuite et repart avec des poêles et des casseroles (et moi j'ai un peu plus de place dans mes placards). Encore un peu de paperasse et dodo.

Lundi 28 novembre
Pas question de se trainer pour ce lever ce matin, le technicien qui doit nous installer la fibre arrive entre 8h et 10h (donc ça peut très bien être 8h soit 1/2 heure après mon réveil). Au moins je serai à l'heure au travail. Au sortir du boulot direction chez Clémence pour une répetition des Conteuses de pas. Répet sans vielle car ma-vielliste-chérie à le poignet qui lui fait mal et on ne plaisante pas avec les risques de tendinites. On prépare un petit truc en plus pour notre passage prochain à radio libertaire pour s’échauffer puis boulot vocal uniquement sur l'hanter-dro et la scottish. Modifications sur le premier et ajustements sur la seconde et tout le monde fini crevé. (Et oui le chant ça fatigue). On écoute les enregistrements de l'autre fois pour les analyser et on découvre que, sur celle dont on était sûres qu'elle roulait facilement, ça ne va pas du tout. Voix fausses, manque d’énergie, décalages rythmique, la totale. Pour tout dire ça me déprime un peu, mais je dois surtout me mettre à bosser. Après l'enregistrement sur portable n'aide certainement pas donc la prochaine fois je prends le zoom, mais les défauts ne peuvent pas venir que de là. Bref ça plus un soucis sur une organisation qui n'est pas la mienne mais où je décide d’interférer, je rentre avec pas trop le moral et je force monMari, qui ne voulait que dormir, à rester éveillé pour discuter un certain temps (enfin surtout pour m'entendre me plaindre).

Mardi 29 septembre
Au boulot je m'occupe plus du CE que du boulot lui-même. Ensuite je rentre à la maison vite vite pour y être quand mon téléphone sonnera, c'est un appel pour prendre toutes les références pour s'occuper du transfert de banque à notre place. Ensuite je prépare à manger, je met du piment à la place du poivre dans les courgettes, l'idée est bonne sauf que j'en met un peu trop, il faudra voir à trouver le bon dosage. Direction le sport, j'ai ma deuxième séance qui cette fois est plus concentrée sur le cardio et le bas du corps (oh une machine qui donne l'impression de faire du ski de fond, j'en n'ai jamais fait et bizarrement ça ne me fait pas envie, et re-oh un tapis mais qui ne bouge pas tout seul et qu'il faut bouger soi-même, et re-re-oh on fini par une séance d'abdos. En fait c'est une séance torture c'est ça ?). En tout cas je suis bien crevée quand je rentre. Douche, manger et un petit épisode de série et dodo.

Mercredi 30 novembre
Debout tranquillement. Aujourd'hui est une journée consacrée au CE avec la présentation du nouveau site internet et la remise des cadeaux de Noël. Entre courir acheter à manger et à boire et tout ranger ensuite ça me prend de toute manière une bonne partie de mon temps. En sortant je fais un stop café pour appeler les parents et Aurel. On propose coup sur coup deux dates pour les Conteuses de pas dans la journée, les affaires reprennent. Ensuite direction le grand palais pour l'exposition sur le Mexique. En sortant de la station de métro, surprise, me voici dans le marché de Noël des champs Élysées et comme je suis en avance je fais un tour. De la partie que je vois, beaucoup de nourriture et de made in china, les artisans sont un peu relégués en bout de marché, faisant le pied de grue dans le froid au milieu d'une foule bien clairsemée (il y en a une qui règle le problème en s'enveloppant dans une couverture de sureté, carrément). Dans un coin consacré à des déco géantes qui bougent (certaines clairement moins convaincantes que d'autres) je déniche même un cortège de dinosaure dont certains avec bonnet et écharpe, globalement c'est aussi monstrueux que drôle...




Mais miss coco est arrivée donc c'est le moment d'entrer dans l'expo. Il y a pas mal de monde à l’intérieur mais moins que d'autres fois (au moins il n'y a pas de queue à l'entrée). L'expo est superbe et plutôt grande. Si je ne suis pas une fan de Frida Kahlo, je découvre avec plaisir d'autres artistes mexicains de la même période dont j’apprécie plus le travail (notamment Roberto Montenegro). De temps en temps une œuvre contemporaine vient se perdre au milieux des œuvres plus ancienne (on est sur la période 1900-1950) sans plus d'explication que ça même si ça parait un peu étrange. Par contre mauvais point, les cartels sont absolument imbuvables. Entre les cartels des salles dont le seul but semble être de te balancer pleins de noms que tu ne retiendra pas et ceux des quelques œuvres qui en ont qui te parlent en fait de l’œuvre d’à coté mais un peu de celle-ci quand même, ils parviennent je ne sais comment a être aussi prétentieux inintéressants et j’arrête très vite de lire autrement qu'en diagonale.

 
En sortant on tire à pile ou face où on va manger et on prend la direction de la rue St Anne pour un japonais (ce n'est pas loin). On s’apprête à aller au Sapporo et finalement je me dis que je n'ai jamais testé le Kadoya en face donc pourquoi pas. Et bien la prochaine fois on ira au Sapporo, ça m'apprendra. Je ne rentre pas trop trop tard mais je lis un peu et ne me couche pas vraiment tôt non plus (en ce moment je relis la roue du temps de Robert Jordan (j'en suis au tome 12 (ou 6 selon l’édition) et c'est traitreusement passionnant).

Jeudi 1er décembre
Je commence la journée en retournant l'appart pour trouver le costume d’Égyptienne que je dois prêter à une copine. J'ai beau y sacrifier mon temps de petit dej, impossible de remettre la main sur la bête. Et pour cause, elle n'y est pas, puisqu'elle est en Bretagne. Heureusement les choses se goupillent bien vu que Môman vient la semaine prochaine et qu'elle peut le ramener. Journée classique au boulot, de presque aucune dates avec les Conteuse nous voici avec presque deux par mois. Les affaires reprennent. Direction ensuite le cours de chant indien ou je reprends à ma demande des chansons un peu moins récentes que je sais un peu moins chanter. Puis Quiet ou cette semaine il y à plein de béarnais. On fait des comparaison de chansons, chacun la sienne et francoispedia se fait piéger pour faire sa "complète" soit la suite d'air de corps de garde drôles et vulgaires qu'il n'accepte de chanter que pour les anniversaires.

vendredi 16 décembre 2016

La vie pas à pas 2016 #43 - jour 3

Dimanche 23 octobre
Le lever est difficile et quand je vais au petit déj la plupart des membres de l’expédition ont eux déjà fini. Difficile de prendre le petit déjeuner traditionnel japonais avec poisson grillé soupe et riz, je me force un peu mais je n'ai pas le courage de toucher au Natto (même sachant que je n'aurais sans doute pas trop d'autres occasion d'y gouter). Sœur, saute carrément le petit déj de son coté. Je me retrouve à faire la traductrice entre Téva et deux jeunes filles qui sont du voyage avec nous et sont fascinées par ses yeux bleus (elles se demandent comment c'est possible). Ensuite direction la salle principale pour les exercices du matin, il faut suivre une vidéo qui apparemment est habituelle puisque tous les japonais qui sont avec nous semblent la connaitre par cœur. Ça fait du bien c'est sûr mais on se sent quand même un peu bizarre, et je trouve un peu dommage de n'avoir pas le loisir de s'attarder sur les parties du corps dont on sent qu'elles tirent plus (vu qu'il faut suivre le rythme de la vidéo). Ensuite direction le bus et avec le bus, le bord de mer, ce matin nous allons visiter une exploitation ostréicole sur la baie. Sœur fait l'impasse sur la ballade en bateau mais moi je suis super contente. Ils nous expliquent que, bien entendu, toutes les exploitation ostréicoles ont été balayées par le tsunami et tous les bateaux emportés. Et alors ils se sont réunis avec ceux qui voulaient recommencer, pour discuter du comment. Car la baie avant la catastrophe était surexploitée et maltraitée. Depuis ils ont donc mis en place une ostréiculture plus durable et plus responsable et ont vu, sans doute possible, la qualité de leur production augmenter. Après les avoir vu remonter les cordages sur lesquels se développent les huitres nous revenons à terre et mettons la mains à la pâte pour séparer les bestioles qui sont accrochées par grappe les unes aux autres. Moi ça m’éclate d'ailleurs. Ensuite on nous offre des huitres cuites à la plancha directement dans la coquille (et c'est très bon aussi). Puis une photo de groupe avec les pécheurs et il est temps de reprendre le bus.










Une pause shopping où j’achète du saké local, et où l'on apprend le voyage d'une boite aux lettre emportée par le tsunami à travers tout le pacifique.




A ce stade de la journée nous nous séparons en deux groupes. Nous allons en effet déjeuner avec des personnes délogées par le tsunami et les locaux sont trop petits pour tous. Alors qu'un groupe ira avec celles qui ont été relogées dans des immeubles à loyers modérés tous neufs construit avec des aides de l’état, notre groupe se rend dans les préfabriqués "temporaires" où des personnes logent encore 5 ans après la catastrophe. Il s'agit pour la plupart de femmes âgées, veuves qui vivent grâce à la reversion d'une part de pension de leur mari défunt (oui ça fonctionne comme en France, et non, traditionnellement au japon, les femmes ne bossent plus après leur mariage, même aujourd'hui, rare son les femmes qui travaillent encore après la naissance de leur premier enfant). Après la destruction de leur maison par la catastrophe, leur faible pension ne leur permet en aucun cas de se payer un nouveau logement, même un logement à loyer modéré, elles restent donc dans ces préfabriqués, sensés pourtant être des logements temporaires et où pour le coup, il n'y a pas de loyer. Trop chaud en été, trop froid en hiver, nous arrivons sans doute à un des rares moments où l'endroit est agréable. Il faut installer les tables et faire le service, nous sommes trop nombreux à vouloir aider pour être vraiment efficaces mais on fini par s'en sortir. Une fois les bentos engloutis on sort les sucreries que tout un chacun à amené. Sœur s'en est chargée pour nous avec une friture au chocolat dont la partie chocolat blanc est à l'orange et un sachet de pâtes de fruit de son confiseur préféré. Ces dernières sont regardées bizarrement jusqu’à ce qu'une vieille dame se décide et trouve ça tellement bon qu'elle force pratiquement toutes ses camarades à les gouter. Ces pâtes sont très concentrées en fruit et de ce que j'ai pu gouter au Japon, ils ne sont certainement pas habitués à des gouts si intenses (mais apparemment ça plais). Ensuite vient le moment ou on doit les distraire par des jeux ou des spectacles. Un premier groupe à préparé un jeu de vocabulaire (bon du coup on ne peut pas participer hein), le japonais à l’écrit, est une langue basées sur des idéogramme (soit des graphies représentant des idées et non des sons comme c'est le cas pour notre écriture syllabique (enfin pour les kanji, parce qu'il y a trois écritures, le japonais c'est compliqué)), plusieurs mots peuvent donc comporter des idéogrammes commun en étant parfois très éloignés dans leur sens (non je n'ai pas d'exemple concret, désolée) et le jeux consiste en gros à trouver le plus de mots possibles avec un idéogramme donné. En exemple l’idéogramme de la parole a été donné et si j'ai bien compris il apparait aussi bien dans le mot discussion (logique) que dans le mot langue (la partie du corps humain, mais logique aussi) (et là j’espère que je ne dis pas de grosses bêtises, je compte sur Dame Léo pour me corriger au cas ou). Bref, si vous voulez un équivalent Français de ce jeu, je pense que c'est le petit bac qui s'en rapproche le plus (est ce qu'on peut jouer à motus avec des idéogrammes du coup ? Vaste question). Bref tout ça se fait avec des equipes mixées jeunes-vieux. Ca marche tres bien et les petites dames sont mortes de rire. Dans un second jeux, on doit dessiner la personne en face de soi, d'un seul trait et en 1 petite minute. Je dessine Teva et je n'ai pas du tout le temps de finir, la dame qui dessine monMari lui offre un portrait bien ressemblant. Ensuite on redispose les chaises pour une demonstration de karaté par un des enfants qui est avec nous pour le week-end. Si monMari râle qu'avec une garde pareille il ne tiendra pas un vrai combat, de mon coté j'admire la rapidité dont il fait preuve (qui est assez impressionnante). Ensuite c'est à notre tour, je chante l'hanter-dro et on danse. Je n'arriverai pas à faire danser les vieilles dames avec nous (par contre nous serons rejoint par quelques membres de la fondation), par contre elles tiennent absolument à savoir ce que cela raconte. Apres une double traduction, je traduit vers l'anglais et Hiromi traduit vers le japonais, elles finissent par pouffer de rire en se donnant des coup de coudes. Il faut croire que refuser une rose à son amant a le même sens metaphorique au Japon qu'en France. Il est deja temps de reprendre le bus et de partir, apres avoir fait le tour de la salle pour saluer les vieilles dames (qui me parlent en japonais, je crois que le sens global ce sont des remerciements alors je hoche la tete en souriant meme si je ne comprend rien), certaines nous accompagnent meme au bus pour nous faire un coucou d'au revoir.




Cette fois-ci on repart pour Sendai avec un petit pincement au coeur, au-revoir Minamisanriku. A sendai on prend un café dans la gare puis le shinkansen au long nez direction Tokyo.


On se sépare d'Hiromi non sans prendre rendez-vous pour se revoir avant la fin de notre sejour et on file vers notre nouvel hotel, le kimi ryokan à Ikebukuro. Comme on commence à être un peu moins mauvais en orientation japonaise, on le retrouve avec moins de difficulté que d'habitude (disons que maintenant on sait qu'il faut absolument mettre le GPS en sortant du metro). Et comme il s'agit de notre hôtel pour toutes les nuits qui nous restent sur Tokyo, on sait qu'on est tranquille. Le temps de poser nos bagages et on ressort pour manger dans le coin. Ce sera un restaurant de viande au barbecue (je commence à en avoir marre du poisson j'avoue), avec un serveur ne parlant pas anglais mais on arrive à se debrouiller pour les choses simples. Puis on rentre se poser un peu dans la salle commune puis se coucher apres avoir refait les bagages pour ne garder qu'une valise pour deux (si on peut laisser l'autres là, inutile de trimbaler les souvenirs que l'on a acheté jusqu'a Kyoto et retour).

jeudi 15 décembre 2016

La vie pas à pas 2016 #47

Vendredi 18 novembre
Effectivement c'est dur de se lever. Je repasse à la maison après le boulot juste pour câliner le chat et manger une soupe. J'ai fait un crochet au magasin bio et trouvé le Yogi tea à la rose que ma belle-sœur cherchait sans succès. Puis direction le Borrego pour soirée Bruno Le Tron. C'est bien cool musicalement. Je discute autant que je danse et on rentre pas trop trop tard.

Samedi 19 novembre

Debout aussi tôt que la semaine pour un rendez-vous à la banque. J'ouvre des comptes et je signe plein de papiers. Ça dure quand même pas mal de temps. Au sortir du rendez-vous j'ai ma prof de chant au téléphone qui me propose une date de concert pour samedi prochain. Et pourquoi pas ? J'arrive aux halles avec pas mal d'avance et passe un peu de temps à la Fnac au rayon BD, il s’avère que pas mal de nouveauté que j'attends depuis un moment sont sorties mais j'irai les acheter à mon magasin de BD habituel plutôt. Je retrouve Clémence et Jacques à la Fontaine des innocents pour notre rendez-vous pour déjeuner et on attrape ma-vielliste-chérie en passant, ce sera crêperie. C'est chez Jacques que nous allons enregistrer le CD des Conteuses de pas en mars et nous avons donc plein que questions pour lui. Je ressorts de là confiante à 100% et très motivée (il reste plein de travail). En sortant je fais un petit détour à la librairie Parallèle pour quelques vinyles. Puis direction chez Sœur pour une réunion de famille avec les cousins de Paris, j'arrive pile pour le dessert. J'en profite pour gouter le beaujolais nouveau qui, surprise, est bon. Pour digérer direction le toit de l’hôpital (ma soeur habite dans l’hôpital Cochin) pour une très belle vue de Paris illuminé en ce début de nuit et en redescendant un tour par le cloitre dans la rue en face, ah oui c'est chouette, comme quoi il y a bien des trésors cachés dans paris. Après un petit thé je reprend le rer direction le sud, on dine chez P et L ce soir qui après bien des mésaventures sont enfin rentrés dans leur maison (ils sont partis pour des travaux puis ont été inondés avec la crue de la seine, et une partie à du être re-refaite). La maison, bien qu'encore un peu en travaux, est très agréable et petite L. court partout. Comme Clémence est là aussi on teste un peu l’acoustique du lieu (qui a donc une légère réverbe naturelle bien agréable). monMari est crevé et je conduit pour rentrer.

Dimanche 20 novembre
monMari vient me réveiller vers midi et j'ai pourtant encore sommeil. Je traine au lit en lisant des scan presque jusqu’à l'heure de partir si bien que quand je met le pied dehors à 15h30, je n'ai encore rien avalé. Ce sera un panini sur le chemin du court de chant. Catherine Perrier reprends ses cours sur Paris cette année et pas mal ont répondu à l'appel. Ridée 6 tps, rond d'Argenton, une chanson canadienne "à écouter" et on fini par un rond de St Vincent. En sortant on va boire un verre en parlant musique bien entendu. Je rentre pour un peu de rangement pendant que monMari fait à diner et je fini la soirée en regardant "Vert Emeraude" qui est, regardons les choses en face, un film pour ado mais que je trouve pas mal quand même (bien qu'il soit nettement plus maladroit que les deux premiers opus).

Lundi 21 novembre
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Môman. Pour une fois on ne le fêtera pas ensemble mais une carte et un cadeau sont en route (vive la poste). Au boulot réunion pour faire un point sur la situation de l'entreprise, il semble que les choses aillent dans la bonne direction. Après le boulot je passe chercher mes papiers oubliés à la librairie samedi, puis je trouve Oh les filles ! en solde à 1,50€, bien sûr je prends. Puis répet avec Flo et Pablo pour un concert impromptu samedi, me voila avec plein plein de chansons à mémoriser et re deux répet dans la semaine qui vient. Rentrée, diner, lecture et dodo.

Mardi 22 novembre
Je trouve le temps entre deux boulots, de compléter le contenu du site internet du CE, ça devrait être bon pour le lancement. Au sortir je fait un stop à la Fnac pour retirer les billets pour le concert de Matmatah en mai (ça va être trop bien !) et chercher un lecteur mp3 pour monMari. Si le rayon des casques est maintenant immense, celui des lecteurs mp3 est hyper réduit, la plupart des gens écoutant leur musique sur leur portable. Je ne trouve pas ce que je cherche. Un arrêt à la poste pour un recommandé qui s’avère être un gros dossier de la copropriété. Je rentre faire à manger avant d'aller au sport. La caissière du Franprix en bas de chez moi a un genre de classe en même temps qu'une espèce de malice qui lui donnent un charisme et un charme fou, que fait elle égarée à la caisse d'une supérette du fin fond de Créteil, c'est un mystère. J'appelle Gennetines pour m'entendre dire que bon si vous n'avez rien reçu ce n'est pas bon signe, oui je m'en doute. Et donc les raisons. Ils s'embrouillent et ce n'est pas très clair, mais en gros, comme ils ne prennent qu'un tièr de groupe généralistes, et que les groupes les plus connus sont dans cette catégorie ils ne prennent que des machines de guerre. Pas la première fois qu'on nous sous-entends que jouer du régional serait plus vendeur, pas la première fois que ça m'agace. Départ pour la salle de sport. Juste avant d'arriver j'ai au téléphone une copine en pleurs que je ne sais pas comment consoler, si je suis prête à faire demi-tour pour aller la réconforter elle préfère de son côté éviter. Je déteste me sentir impuissante et j'avoue que ce qui la fait pleurer m’énerve. Je commence donc ma séance sur les nerfs, et me défoule sur l’elliptique en allant à 130 au lieu des 100 recommandé (je suppose que c'est mouvement à la minute). La musique des années 90 c’était un bon choix comme playlist de sport. Le sport me fait du bien même s'il n'arrive pas à me calmer. Je met des poids plus lourd sur la plupart des machines et j'ai l'impression de mieux faire les mouvements. J'ai une bouteille d'eau et je m’étire plus, ça doit aussi changer pas mal de choses. Rentrée je suis énervée et déprimée malgré tout. C'est difficile d'expliquer ça ici sans être indiscrète sur des vies qui ne sont pas les miennes mais disons que des fois vous pressentez un truc et vous espérez vous tromper parce que vous avez l'impression que pour les personnes concernées ce serait un choix, une voie qui, à terme, les malmènerai psychologiquement et les rendrait malheureux. Vous arrivez presque à vous convaincre que vous vous êtes trompés. Et puis paf, en fait vous aviez raison, ils font ce choix que vous ne pouvez pas approuver car il les relance dans des schémas desquels vous les avez déjà vu ressortir malheureux. Et on vous demande de continuer à sourire et de les féliciter. Et vous n'avez plus qu'a espérer que cette fois-ci vraiment, vous vous tromper, et que vous n'aurez pas à assister à une errance malheureuse de plus. Bref. Vous devez pensez que je m'implique trop dans la vie des autres et vous avez raison, mais que voulez-vous, je n'ai jamais vraiment guérît de mon complexe de l’infirmière.

Mercredi 23 novembre
Quelque chose dans notre discussion du petit déjeuner me permet de me sentir plus sereine, dommage que je n'arrive pas à mettre le doigts sur ce que c'est. Mon statut fb du jour permet à Mark de réactualiser mon dictionnaire politique. Non réac ne veut pas dire "que tu pense que c’était mieux avant" apparemment. RAS au boulot. J'envoie la candidature des Conteuses pour les Musicalies en Sologne et je croise les doigts. Au sortir du boulot je vais clôturer mon livret A, sauf que je me rend compte qu'en fait le prélèvement des impôts n'est pas encore passé. Bon c'est trop tard, je fais quoi maintenant... achat de Häagen dazs pour la repet, j'avais oublié à quel point c’était cher. En fait de répet c'est plus une soirée de discussion (mais on chante un peu quand même). Je rentre pas très fraiche et discute encore avec monMari avant de m'endormir.

Jeudi 24 novembre
Trop en retard pour prendre un petit déjeuner, je file au boulot l'estomac vide. Le Noël du CE se précise. Petite répet avec Flo pour le concert de samedi, je commence à être plus à l'aise dans les chansons, reste à les apprendre par cœur. Cours de technique vocale sur les ornementation, la sensation est toujours agréable et la concentration toujours nécessaire. Au Quiet il y a pas mal de monde. On reste à discuter et à chanter jusqu’à pas mal tard pendant que ma-vielliste-chérie fait le reporter de guerre par sms au sein du vestiaire de Notre Dame de Paris (la comédie musicale).