mardi 6 décembre 2016

La vie pas à pas 2016 #45 - 2ème partie

Lundi 7 novembre


Au réveil, il neige. Oui début novembre, et pas qu'un peu, un instant je pense même que ça va tenir, c'est dire. Je pars donc faire 3 courses au Franprix d'en bas sous les flocons (et constate que c'est la panique coté voitures). Mais le temps que je parte finalement au travail, la neige s'est transformée en pluie glacée. Reprise du boulot. Je ne suis pas fort fort motivée mais toutes les bonnes choses ont une fin semble-t-il. Apparemment ma chef-toys à été débordée pendant mon absence. Sinon pas de grands changements. Je distribue les cadeaux-collègues que j'ai ramené (des baguettes). En sortant direction chez Clémence pour une répétition des Conteuses de pas. Puisqu'il fait un froid de canard, j’achète les légumes pour une soupe à cuisiner sur place. Répet pour retravailler des arrangements car avec le CD en vue il nous faut bosser en profondeur. Inutile d'enregistrer des choses pour lesquelles nous ne sommes pas toutes 100% d’accord. On fini tard mais Wirggy me ramène chez moi puisque pour un petit temps nous sommes presque voisines.

Mardi 8 novembre
Deuxième jour de boulot et je suis déjà dans une certaine routine, c'est fou ce que l'on s'y remet vite. Bien sûr le boulot arrive 5min avant que je parte et c'est urgent. Je passe à la boucherie pour du steak et du boudin (noir et aux pommes) et au magasin bio pour salade, pommes et patates. Rentrée à la maison j'entreprends de passer les photos du Japon sur l'ordinateur pour les trier mais juste les transférer prend déjà un temps infini. Quand monMari revient on va prendre des renseignements à la salle de sport proche de la maison qui fait plutôt ce que l'on recherche (donc remise en forme, plutôt que gonflette) et on prend rendez-vous pour la semaine prochaine. De retour à la maison je fini le chargement et commence le tri, vu qu'il y a eu un soucis et que les photos se sont mises en double rien que d'enlever les doublons me prends en fait toute la soirée. Je m’écroule à 22h30 comme une loque. Joie.

Mercredi 9 novembre
Je recommence à me faire mes sandwichs maison pour le boulot ce qui me met en retard et me fait partir en catastrophe. Au boulot en plus du bouclage du jour je dois m'occuper de la création du site internet du CE et c'est urgent comme pas mal de choses. En sortant direction Belleville et Paris Store pour trouver des fournitures pour le repas japonais de ce week-end. Mon sac de course devient vite très lourd et je dois renoncer à acheter de la bière japonaise que je serai incapable de porter (mais en tout cas j'ai presque tout trouvé). Ensuite je vais chez Sœur et son love pour diner et faire des échanges entre ce que j'ai ramené pour eux du Japon et ce qu'ils ont ramené pour nous. Au diner ce sont des pâtes italiennes fourrée, dans mon assiette c'est speck et viande haché et c'est diablement bon. MonMari arrive pour dire bonjour et livrer la caisse de tomate donnée par Pôpa et nous rentrons tous les deux. Avec la pluie et les ennuis sur la route il rate presque sa réunion Skype du Carambal, je prend le temps de lui faire à manger et je m'écroule dans le lit pour dormir même s'il n'est que 21h30, c'est pas ce soir que je trierai mes photos du japon.

Jeudi 10 novembre
Dernier jour de la semaine (oulala c’était long semaine (ironie)). Je finalise la commande pour le site du CE. Je ne suis pas très motivée pour bosser et j'ai l'impression de ne pas être la seule. En sortant direction les magasins pour le cadeau de ma belle-sœur et les dernières courses du repas de demain (à Picard il y a les Edamame). Puis cours de chant indien, vu que c'est moi qui ai le droit de choisir on fait rag Megh Malhar (j'adore les ragga de la mousson). Puis direction le Quiet man. Veille de jour férié, c'est plein à craquer et les chanteurs se sont retrouvés dans la pièce du fond, celle qui résonne très fort, c'est pas hyper agréable, mais l'ambiance est cool et au bout d'un moment, l'autre pièce se vide et on peut y bouger. monMari et moi on essaye de ne pas se rentrer trop tard (même si tout est relatif). Demain à beau être férié, on se lève quand même.

vendredi 2 décembre 2016

La vie pas à pas 2016 #43 - jour 1

Vendredi 21 octobre
Après un réveil difficile bien que pas trop tardif (il faut se recaler). Direction Akihabara. C'est Teva qui a fait le programme (il rêvait d'aller dans ce quartier et il est particulièrement content). Première galère, trouver des casiers pour les bagages, malgré trois tours de gare on n'en trouvera que trois libres de la bonne taille et monMari devra donc se balader avec sa valise toute la journée. Un café et un gâteau dans les alentours de la gare et c'est parti. Premier objectif, Yodobashi camera, nous avons pour mission de trouver un appareil photo pour Môman et éventuellement un pour Sœur, quand à moi je me suis rendue compte hier soir que j'avais oublié le chargeur pour le mien, il est donc urgent d'en trouver un de rechange. Étonnamment, le magasin spécialisé dans les appareils photos il y a 10 ans n'existe plus, enfin si, c'est toujours Yodobashi mais seul un étage, et encore pas complet, est réservé aux appareils photos. Par contre il fait toujours 6 étages de haut et on y trouve maintenant de tout (à part de la nourriture) oui même de la papeterie, des jouets et un rayons consacré à Ghibli (où on achète un puzzle pour mon mari et une mini serviette éponge trop mignonne pour moi).

 Il y a même des bornes d'arcades

 Et une action figurine Freddy Mercury

Une fois que c'est fait on se balade un peu dans le quartier, fait uniquement de magasins étroits montant sur souvent 6 étages alors qu'ils ne font que 4 mètres de large et 6 de long. On fait notamment un tour dans un sex-shop (mais il n'ont que Sailor Mercury en mode dessous sexy, moi s'il n'y a pas Mars je ne prend pas). Puis direction le Gundam Café pour déjeuner. Je prend des soba au thé vert avec une soupe de viande. Ce n'est pas dingues mais c'est pas mal, surtout en comparaison des plats choisis par les autres, qui, s'ils ont des formes en référence à Gundam, sont surtout du riz avec de la sauce pas top.


Enfin on vient surtout là pour le décors donc c'est pas bien grave. Après-midi dans le quartier également. On fait une salle d'arcade où je tente un jeu auquel je gagne je ne sais pas trop comment une partie puis je perds, je ne sais pas comment non plus et un jeu à pinces où je ne rencontre pas plus de succès. Les garçons partent à la recherche de jeux anciens d'occasion tandis qu'avec Sœur nous partons en quête d'un appareil photo d'occasion pour elle. Pas de succès de ce coté là, les 15% de réduction ne valent pas souvent l'ancienneté du modèle, la seule réelle façon de faire une bonne affaire serai d'en acheter un cassé (ceux la sont vraiment pas cher) et de faire la réparation soi-même.



Et puis c'est deja l'heure de retrouver Hiromi ou presque, Sœur et moi profitons du temps à l'attendre pour échanger nos JR-pass et nous nous rendons compte qu'ils ont mis à ce guichet, où seuls des étrangers se présentent (le JR-pass n'est achetable qu'en dehors du Japon) un employé ne parlant pas anglais. Logique quand tu nous tiens. Bref, nous retrouvons Hiromi pour commander les billets de train et comme nous avons une 50aine de minutes d'attente, nous cherchons un café ou boire un verre, pour 5 ce n'est pas évident car la gare est bien pleine et ses cafés également. Au final le bar que nous trouvons ne sert que de l'alcool et j'en profite pour gouter un whisky sur les conseil d'Hiromi (et donc le Yamazaki est bon). Dans le train je lis un peu mais la plupart d'entre nous s'endorment comme des masses. Arrivé à Sendai nous ne prenons que le temps de poser nos bagages à l’hôtel avant de filer pour le resto préféré de sushi d'Hiromi.

Oui, l'entrée est classe

Là nous sommes installés dans une salle privative à l’arrière du restaurant, assis sur tatami. Nous choisissons le menu complet et commandons du saké chaud et froid pour accompagner les plats de poissons cru qui se succèdent, sashimi, puis sushi puis testicules de cabillauds (oui oui, j'ai gouté j'aime pas) puis flan aux œuf, puis... j'ai oublié mais il y en avait encore d'autres. Le poisson est très frais et très délicat, je pense que j'aurai du mal a remanger des sushi en France après ça. Vers 23h on rentre à l’hôtel complètement crevé, on met le réveil beaucoup trop tôt (le bus part à 7h) et on s’endort comme des masses.

dimanche 27 novembre 2016

La vie pas à pas 2016 #42

Vendredi 14 octobre
Dernier jour de travail avant les trois semaines de vacances (oui je prend mes vacances d'été en octobre). J'apporte des viennoiseries, je discute de mon voyage, j'en fait le max pour que tout se passe bien pendant mon absence. Je pose mes vacances de Noël. Au dernier moment je me sens coupable de partir car il y a trop de boulot pour ceux qui restent. C'est une de mes collègues qui doit me rappeler que, en fait, c'est pas à moi de me préoccuper de ça. De retour à la maison je prépare la dernière partie des bagages et ce qu'il faut pour accueillir la soirée conte de ce soir (je fais une grande salade avec tout ce qu'il reste dans le frigo). Les premiers participant arrivent, suivi de prés par monMari et je les abandonne rapidement pour aller déposer Pristy-cat chez les personnes qui ont accepté de la garder pendant nos vacances. Je dine avec eux en la regardant explorer ce nouveau territoire et après un dernier câlin ronronnant, je rentre me coucher.

Samedi 15 octobre
Debout pour prendre le train pour Lorient, 5h de train parce qu'il y a des travaux sur les voies et que le TGV roule à l'allure d'un ter. Heureusement que mon bouquin est intéressant mais même là, je fini par en avoir sérieusement marre. On mange le reste de la salade d'hier dans l'intervalle. Arrivant à Lorient à 15h30 on apprends par la copine que l'on n'aura un bateau qu'à 18h45. Économies faites par la compagnie + horaires d'hiver il n'y a que 2 bateaux par après-midi, y compris le samedi. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, on s'allonge au soleil au bord du port de plaisance (je crois que je dors un peu) et on prends un gouter, crêpe et thé pour moi, dans un café avec vue sur mer. Arrivé au bateau celui-ci est plein à ras-bord de passagers (forcement vu que le précédent était à 14h30). 3/4 d'heure de mer plus tard, nous voila sur le port de Groix (j'ai commencé à me sentir réellement en vacances une fois les amarres larguées).



 
Il faut encore remonter toute la ville (ça muscle les fesses) jusqu'au bourg. Pousser la petite barrière de bois peinte en bleue derrière la boucherie et l'on voit Lizette qui sort pour nous accueillir.



C'est tout juste l'heure de diner et ce sera avec Pat' et Mimi car leur salon est plus grand. Du bœuf bourguignon, on prend des nouvelles en écoutant de la bonne musique. Je manque deux fois de mettre la vitrine qui est derrière moi par terre, pourtant j'essaye de faire attention mais on dirait que mon épaule veux absolument la bousculer. On ne se couchera pas tard, il y a pas mal à récuperer.

Dimanche 16 octobre
Réveil naturel vers 10h. Aujourd'hui j'ai décidé de commencer à peindre la fresque de la cuisine de Lizette dont j'avais fait le croquis la dernière fois que j'étais venue. De toute l'espace que je devais remplir une partie s'est retrouvé caché derrière un meuble, le travail sera donc moins grand qu'envisagé ce qui, vu que je n'ai que trois jours, ne me parait pas un mal. Comme Lizette veut intégrer une affiche dans la composition, je décide de peindre le fond entourant mon motif d'une couleur qui soit raccord. Il me faut un moment pour trouver le bon bleu-violet mais je fini par y arriver. Et je peint le fond sans en mettre trop partout, ça ira pour aujourd'hui. Un petit tour au magasin de la mer de Mimi nous voit repartir moi avec mon agenda 2017, et monMari avec une marinière (parce qu'en fait il n'a pas prévu de t-shirt à manches longues et bon, il y a un peu de vent). Après déjeuner Lizette nous emmène prendre le vent dans une belle crique de l'autre coté de l'ile. monMari tombe en contemplation des vagues mais je l'entraine deja ailleurs, vers un autre point de vue où notre hôte dit qu'elles sont encore plus chouettes, sauf que pluie et vent se liguent contre nous et que nous n'avons pas le courage d'aller jusque là, je regrette de l'avoir tiré de sa méditation pour rien.







J'accompagne Lizette et Mimi chez le frère de cette dernière pour prendre le thé et admirer les nouvelles peintures de sa cuisine pendant que monMari se repose. Ce soir c'est diner tout simple d'une tarte à l'oignon et on se couche tôt (après tout on est la pour récupérer.

Lundi 17 octobre
Aujourd'hui on part pour une grande ballade dés le matin avec une pause prévue à Locmaria pour déjeuner au Bar de la plage. Il y a du maquereaux à la carte donc mon choix n'est pas long à faire (et c'est bon). Nous poussons ensuite jusqu'à la pointe aux chats dont nous faisons le tour en passant par les rochers qui surplombent la mer (mais nous n'y verrons pas de chat).





En rentrant nous sommes crevés, mais un bon thé me remet suffisamment d'aplomb pour peindre les tiges des fleurs de la fresque. On dine chez Pat et Mimi de lasagnes au pâté Henaff, le boucher du village arrêté pour maladie force à l’ingéniosité et aux nouveaux essais de recette, en l’occurrence, c'est bon. On se couchera tôt cette fois encore.

Mardi 18 octobre
Dernière journée à Groix. Juste le temps de finir de peindre les fleurs de la fresque de la cuisine, je suis, à vrai dire, assez fière de mon efficacité. Et ce coup-ci, je suis contente du résultat (Lizette aussi donc l'essentiel est gagné).



On déjeune tôt et l'on est en avance sur notre bateau. Le temps de prendre un thé dans le bar en face de la jetée et de rencontrer par hasard Pierrot, le fil de Pat et Mimi dont on entends tant parler. Apparemment il y a un soucis de bateau mais il fini par rentrer et décharger ses passagers. Par contre, c'est étrange on est les seuls à attendre pour embarquer. A la question posée les marins m'annoncent qu'il ne repartent qu'à 17h30 et à l'examen de nos billets (qui stipulent bien 15h) ils m'expliquent que l'on nous à vendu des billets pour le bateau du gaz qui normalement ne prends aucun passagers (et qui est donc arrivé et reparti en avance vu qu'il n'attendait aucun passagers, le pire étant qu'on l'a vu partir). En panique nous nous précipitons au guichet de vente qui nous confirme mais ne peut rien faire d'autre que nous donner des billets pour le bateau de 17h30, qui nous fait rater, faut-il le préciser, notre train à Lorient. De retour chez Lizette sur son ordinateur pour trouver une autre solution, il y a bien un train après... qui arrive sur Paris à 23h30. Bon de toute manière on n'a pas le choix, c'est ça ou ne pas rentrer pour l'avion de demain matin. Autant dire qu'avec le stress on ne profite pas vraiment de nos deux dernières heures sur l'ile. Bateau, marche, train, changement à Rennes, re-train, métro, maison. Entre temps on a récupéré Sœur et son love qui dorment chez nous. Le temps de faire leur lit, on se couche il est deja 1h du matin, la nuit sera courte.

Mercredi 19 octobre
Le réveil sonne à 5h15, Groumph. On est vite prés et quand on descends avec 5 min d'attente, le taxi est deja là à nous attendre. Super. Au moins pas de galère d'organisation aujourd'hui. A 6h30 il n'y a pas encore grand monde à Orly et on passe rapidement l'enregistrement et le contrôle de sécurité. On à le temps d'un vrai petit dej. Avion pour Londres, 50min et un croissant cream-cheese tomate (euh non je ne vais pas manger ça) puis 2h d'attente à l'aéroport d'Heathrow, un thé, un pain brioché fourré œuf bacon et des haricots tomates saucisses, plus un tour dans les magasins (oui quand je voyage, je me transforme en hobbit, je fais 7 repas par jours) et c'est reparti, cette fois pour 12h d'avion. C'est le moment de regarder des films qu'on n'a pas eu le temps de voir au cinéma pour moi ce sera Lady Susan (j'ai du mal au début avec le parti prit très théâtral de la mise en scène mais finalement je le trouve très bien), I see the light (honnêtement.... assez ennuyeux), et Civil War (je n'en attendais pas grand chose et peut-être à cause de cela, c'est plutôt une bonne surprise). Le repas qu'on nous sert est étrangement correct par rapport à mes souvenirs de nourriture d'avion, comme quoi tout s’améliore, et le vin chilien n'est pas mal. J'arrive quand même à dormir 3h peut-être 3h30, ce n'est clairement pas suffisant mais c'est deja plus que la dernière fois que j'ai pris l'avion.

Jeudi 20 octobre
L'avion atterri à 7h30. La température extérieure est de 27°C. Attends quoi ? Mais c'est pas sensé être l'automne ici aussi ? C'est que j'ai compté la-dessus quand j'ai fait mes bagages donc j'ai des manches longues, des chaussettes et des pulls, pas vraiment des débardeurs et des jupettes. Mon premier réflexe ça reste de mettre mon manteau dans ma valise, puis on prends les cartes Pasmo (des cartes que l'on charge d'une somme pour les transports en commun) et direction le métro tokyoïte, on ne met que trois petites gares à se rendre compte que c'est l'heure de pointe et qu'on passera ces 40 premières minutes au Japon à suer enserrés par des locaux sur le chemin de leur travail. Arrivé à Asakusa on découvre que monMari à perdu sa carte Pasmo, ça commence bien. Heureusement c'est un coin touristique et il y a là des personnes dont le boulot est d'aider les touristes (et qui donc parlent anglais). Une fois expliqué notre problème, l'une d'elle nous emmène aux guichet des objets trouvés et nous fait expliquer où on était assis, dans quel wagon et sur quel trajet. Oui vous êtes en train de comprendre comme moi qu'ils vont envoyer quelqu'un fouiller le wagon pour la retrouver, je ne nous vois pas, en France tenter ce genre de truc (la carte n'est pas nominative hein, n'importe qui peut s'en servir et il y a 3000 yen dessus), différence culturelle quand tu nous tient. Bref, ils ne la retrouvent pas (la différence culturelle ne s’étend pas jusque là). Mais bon du coup il a son trajet gratuit. Magie il y a des consignes libres pour quatre gros bagages juste en face des objets trouvés, on y glisse donc nos valises et direction la surface. Il est encore très tôt (un peu avant 9h) mais il fait deja bien chaud. Asakusa où nous avons choisi de commencer notre visite est un coin très touristique et malgré l'heure matinale, c'est deja plein de monde dans l'allée bordée de boutiques qui mène au temple. Certaines boutiques, cela dit, ne sont pas encore ouvertes et je découvre que leurs rideaux de fer sont peint de motifs évoquant "le japon éternel" ça doit être joli quand tout est fermé et qu'il n'y a personne (soit aux premières lueurs de l'aube je suppose).




 



Malgré le monde cela reste une promenade agréable (il y a 9 ans on y était plus tranquille, il pleuvait), la porte et son impressionnante lanterne n'est pas à rater, mais évitez les boutiques des marchands du temple de l'allée, à part de rares exceptions ce sont des attrapes touristes qui ne vendent rien de bien intéressant. Le temple en lui-même et sa constellation de petits sanctuaires font une belle ballade et dans les rues adjacente on peut voir des maisons plus anciennes en bois et des rues animées mais moins pleines de monde. C'est d'ailleurs par là que l'on se retrouve assez rapidement (aucun de nous n'est un grand fana de la foule). Comme on a le temps, on flâne en se dirigeant vers notre destination suivante, et je tombe sur un magasin de kimono qui fait pas mal d'occasion, notamment un très beau kimono bleu à fleur en soie gaufrée. J'ai promis d'en ramener un bleu pour la fille d'une copine mais celui-la j'ai très très envie de le garder pour moi, je vais donc devoir en chercher un autre.





En prenant notre temps, et après une ou deux réorientations nous arrivons au marché Kappabashi (en fait une seule grande rue), qui est, en gros, l'endroit où se fournissent les restaurants au niveau des ustensiles, c'est l'endroit idéal pour trouver vaisselle, baguettes, casseroles et... couteaux. Justement on devait en chercher pour nous et pour d'autres. Le vendeur nous en fait essayer plusieurs et nous repartons avec trois dans notre sac (un pour môman et un pour chacune de nous). Je prends aussi des baguettes pour mes collègues et en une demi-journée j'aurai été super efficace sur les cadeaux à ramener (mais plus je voyage et plus je pense que quand on voit un truc qui plait il ne faut pas se dire qu'on le prendra plus tard car on y arrive jamais).


Après ça on commence à avoir bien faim, on rentre dans la première cantine que l'on croise, un genre de self pour les employés de bureau. C'est simple mais la nourriture est très bonne et ça fait du bien de se poser un peu. Vu qu'on a fait la moitié du chemin, on décide de pousser à pied jusqu'au parc de Ueno. Arrivé sur place je trouve enfin un espace pour me changer et enfin enlever mes bas de contention (une obligation quand on prends l'avion avec des problèmes de circulation) dans lesquels je marine depuis de bien trop nombreuses heures. Il y a des japonais allongés sur les pelouses alors on se dit qu'on peut bien faire pareil et on se trouve un coin à l'ombre (le soleil tape toujours aussi fort). Je reste réveillée et je lis pendant que les autres se plongent dans une sieste réparatrice (si je m'endors aussi on va rester là jusqu’à ce que le froid de la nuit nous réveille). Au bout d'une heure tout le monde debout, direction le bas du parc et l’étang aux nénuphars conseillés par les guides (avec un temple au milieu, je vais essayer de vous citer les temples qu'on croise hein, mais il y en a vraiment plein) en fait d’étang c'est plutôt un champ car il y a tellement de nénuphars haut sur pieds qui s’élèvent au dessus de l'eau, que l'on ne distingue même plus l'eau à part sur les bords. Un autre lac à coté permet de faire du pédalo en forme de cygne géant, rose ou bleu (sans nous hein).


 
On longe tranquillement le lac, passant à coté d'un auditorium à l'architecture compliqué pour nous rendre au musée Shitamachi. Ce tout petit musée retrace la vie du quartier qui se trouvait ici avant la construction du parc soit jusque dans les années 60. Au rez-de-chaussée des maisons ont été reconstruites et tous les meubles et accessoires qu'elles contiennent ont été donnée par les habitants de l'ancien quartier.

 
Coup de chance il y a là une guide qui parle anglais et nous fait la visite rien que pour nous quatre, c'est super intéressant. Elle en profite pour nous faire tirer nos fortunes avec des bâtonnets et je tombe sur grande chance, ce qui augure bien pour la suite du voyage. Au sortir nous nous dirigeons vers le jardin kyû Iwasaki-tei qui est en fait l'ancienne résidence de la dynastie Mitsubishi. Le jardin en question fait le tour d'une grande demeure occidentale (dans le style colonial) à laquelle est accolée une maison plus traditionnellement japonaise. Le tout est étonnamment plutôt cohérent et très agréable à visiter en cette fin de journée.




La nuit tombe et le parc ferme, il est temps pour nous de reprendre le métro pour Asakusa. Arrivés à la station, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas sur la même ligne de métro que celle que nous avions prise en venant de l’aéroport et que donc nous ne nous retrouvons pas à la sortie ou sont stockées nos bagages. Oui mais pour retraverser la station il faut passer par les tourniquets. J'explique notre situation à l'entrée et on nous laisse passer mais à la sortie pas moyen, me voila obligé d'aller rechercher la madame spéciale touriste de l'autre entrée pour qu'elle dise au gardien de la sortie de nous laisser sortir. Autant dire que je me sens très gênée là. Bref, on récupère nos bagages enfin et nous voila partis à la recherche de notre hôtel. Alors ça pourrait paraitre simple mais.... au Japon, seules les très grandes rues ont des noms, le reste des adresses font référence à des noms de blocs d'immeubles, de quartiers et de numéros (à mon avis incompréhensibles) aux sein de ses derniers. En fait, même les japonais ont du mal à s'y retrouver alors 4 occidentaux avec des grosses valises et pas assez de sommeil en stock, même avec des plans à tous les coins de rue (ou presque) je vous laisse imaginer la galère... je fais fuir mes premiers japonais pour l'occasion, pensant que les jeunes sont plus à l'aise avec l'anglais je demande mon chemin à un couple de genre 17 ans, bredouillant qu'ils ne parlent pas anglais ils s’éloignent et je met un moment à réaliser qu'ils attendaient pour traverser au passage piéton et ne l'ont finalement pas fait, continuant la rue qui n’était à priori pas leur chemin dans leur hâte de me fuir. Bon bon bon, je me sens hyper à l'aise tout à coup. Bref, grâce à un free wi-fi capté au détour d'une rue, Téva nous mène finalement à l'hôtel (est-il nécessaire de préciser que nous n’étions pas du tout dans le bon coin ?). On se prend une heure de repos (une douche enfin !) avant de ressortir diner. Crevé comme nous sommes nous n'avons pas la foi de fouiller le quartier et on mangera au resto juste en bas de l’hôtel (le seul de la rue) qui est en fait un resto indien, un tali végétarien qui n'a pas le même goût qu'en France plus tard, je m'écroule comme une grosse masse sur notre étroit lit d’hôtel (oui les lits pour deux font 1,20m de large, moi je m'en fiche, c'est ceux qu'on a à la maison mais pour d'autres ça peut paraitre bizarre).

mercredi 16 novembre 2016

La vie pas à pas 2016 #41

Vendredi 7 octobre
C'est l'anniversaire d'une de mes plus anciennes amies d'enfance. A mon texto de souhaitage elle répond par l'annonce de sa troisième grossesse. Même si j'ai du mal à me mettre dans ses baskets elle à l'air d’être vraiment heureuse donc je l'en félicite. Cet après-midi c'est réunion CE pour présentation d'un service que l'on hésite à mettre en place (un site internet global qui regroupe toutes les infos et que l'on n'a qu'a alimenter). Malgré le cout élevé d'une telle opération le produit est vraiment convainquant et l'on va sans doute le mettre en place. Je fini ma réunion 1/2 heure avant de partir (je suis venue en avance pour partir en avance) et je trépigne d'impatience. Une fois le boulot expédié direction l’hôpital Cochin puisque j'emprunte la voiture de Sœur pour le week-end. Le temps de récupérer les clefs et mes covoitureurs, départ à presque 17h. Le périphérique est bouché au delà du gérable et le GPS nous fait couper en plein Paris. Comme en visite touristique on passe par les Invalides et les Champs Élysées. Quand on parvient enfin à s'extraire de la capitale on a pris une heure de retard sur le trajet prévu. La pause diner-sandwich sera courte et on arrive à Vire vers 21h, le temps de trouver le logement et la logeuse, le poser les affaires et de ne pas trop la couper dans son petit laïus, nous arrivons à la joute avec une bonne heure de retard. Mais comme ils ont commencé en retard on arrive juste au milieu de la deuxième épreuve. La joute est d'un excellent niveau, le public est réactif, les épreuves sont bien choisies et surtout le jury a un très bon sens du timing et sais stopper les épreuves avant qu'elles ne trainent insensiblement en longueur. Du coup je passe un excellent moment. Pendant l’épreuve du public (chaque coté du public se répond sur des chansons d'animaux) je chante une version du rossignolet mais j'ai l'impression d'être tellement hors ambiance avec cette chanson lente et triste (et en plus je me perds un peu dans la mélodie car j'ai choisi une version que je ne chante pas souvent) que je ne vais pas au bout du premier couplet (enfin l'animal est dans le premier vers donc ça ne nécessitait pas non plus). Après la fin de la joute on fait un tour de bonjour, un peu de discussion et on rentre se coucher pas trop trop tard.

Samedi 8 octobre
Réveil à 9h30. Le matelas n’était pas au top et je me sens un peu raide de partout, heureusement la douche fait du bien.

Le jardin du gite, pas mal non ?

Nous partons en quête d'un café ou prendre le petit-dej, mais soit qu'il y en a peu dans Vire, soit qu'on est vraiment pas doué, on fini par arriver à la salle sans en avoir trouvé un (mais on a fait un arrêt boulangerie). Sous le chapiteau extérieur, l’épluchure des pommes pour le sirop à déjà commencé (en chanson bien sur). Je m'installe en milieu de table et chope un épluche légume qui, pour mon grand malheur, s’avère n’être pas du tout assez coupant. Je finirais avec une bonne ampoule sur le majeur de ma main droite. Quand elles sont trop petites, les pommes sont passées au broyeur manuel puis à la presse pour obtenir du jus (le sirop c'est moitié jus, moitié chair de pomme). En fin de mâtiné on a fini la pluche. Avant l’apéro il faut écouter les discours des politiques locaux. Si le maire et la conseillère régionale ne s'en sortent pas trop mal (après c'est pas passionnant hein, ça reste des discours de politiques), le discours du député est hallucinant de connerie et on a les yeux qui s’écarquillent de plus en plus à chaque phrase (déjà ça commence par "la Normandie est à mi-chemin entre Paris et la Bretagne" mec si c'est tout ce que tu retiens de ta région, c'est grave, ensuite il nous apprends que ce sont les normands qui ont amené la cornemuse en Angleterre, qu'il existe des saxon-celte, et fini par une envolée lyrique sur "l'année prochaine (bon déjà la fête du sirop c'est tout les deux ans) on invite toute la Bretagne (heu l’idée c'est d'inviter chaque fois une région différente et c'est déjà la Bretagne cette année) et on fait une grande fête populaire comme le festival interceltique de Lorient (c'est pas vraiment le but, et avec quelles subventions ?)") Je vous jure qu'à un moment donné j'ai cru qu'il allait nous sortir qu'il fallait inviter Nolwenn Leroy. Et donc ce mec là il est élu, député du Calvados, et donc si ses conseillers en com ne lui ont pas préparé son discours, il connait (et estime) moins bien sa région que moi qui suis cristolienne, d'origine bretonne... tout va bien dans la politique française. Bref, on prendra un verre de cidre et une tartine de camembert fondu pour se consoler (je fais l'impasse sur l'andouille) et nous partons en quête d'un restaurant pour ce midi. On trouve la Riggone qui est plutôt sympas mais je n'ai pas faim et je bloque sur la carte. Je fini par prendre des lasagnes en me disant que au pire comme c'est un de mes plats préférés ce sera plus facile à manger mais même là j'ai du mal à finir mon plat, tout ce que j'ai envie c'est de m’allonger quelque part et de dormir. MonMari a raté son train pour nous rejoindre (il travaillait ce matin) et n'arrivera au final qu'à 20h, je découvre aussi qu'il a très peu dormi cette nuit, donc il risque d’être crevé et ne profitera de rien, j'essaye de ne pas trop m’énerver dans le vide mais à voir la tête des autres, je crois que j’échoue. On est en retard pour le stage d'en avant deux de l’après-midi mais bon an, mal an on le prend en cours de route. 4 types d'en avant deux (boutant, travers, contredanse croisée et j'ai oublié le dernier). Je galère particulièrement sur le travers quand, après avoir dansé la contredanse croisée sur un pas de maraichine (où on lève le pied sur le 4eme temps) il faut tout d'un coup marquer d'un pied en l'air le premier temps. Bref, globalement les déplacements ça va, les pas beaucoup moins. Après avoir bien transpiré pendant 2h, direction le musée pour une conférence très intéressante sur les pratiques musicales traditionnelles en pays de Vitré (ou on en apprends notamment plus sur la cohabitation et les échanges entre musique savante (cad écrite) et traditionnelles au début du XXeme siècle). Mais j'ai fait une erreur regrettable, ayant très chaud après le stage de danse, j'ai laissé mon manteau dans la salle, dans le musée aux murs de pierre froids et humides j'ai vite froid et le dernier quart d'heure n'est qu'un calvaire de frissons. On change encore de lieux pour un spectacle de conte : Jean des Buissons (je retrouve mon manteau et il me faudra bien toute l'heure que dure le conte pour me réchauffer). Superbe conte qui s’empare du difficile sujet de la modernisation des campagnes avec morale mais non manichéisme, intercalé de chansons aussi bien interprétées qu'arrangée, je suis rentrée dans l'histoire sans aucune hésitation et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Si vous avez l'occasion n’hésitez pas à le voir. Derrière c'est l'heure de la pause diner, on prend le temps d'aller regarder le sirop qui cuit doucement et de jouer à quelques jeux anciens (notamment celui ou on souffle avec une poire sur une bille pour la mettre dans le "but" défendu par chacun de ses deux voisins). J'ai envie d'une crêpe mais le stand vient de fermer, cela dit Marie-Annick qui le tenait nous en a gardé quelques-unes pour le petit déjeuner de demain matin, youpi ! Puis on part faire les magasins avant qu'ils ne ferment pour pique-niquer ce soir, forcement à la boucherie certains opterons pour de l'andouille de Vire, localité oblige (moi je fais l'impasse). Yvon Davy prend le temps de me montrer la danse de la marmotte (sur la demande de Wirggy je suis sensée en ramener un enregistrement) et je filme. Puis on s’attable pour diner. Je n'ai toujours pas très faim et je grignote. Alternant bouffées de chaleurs et frissons je suis obligée d'admettre que j'ai de la fièvre et je pars en quête de médicaments mais je ne rencontre aucun succès, il faudra attendre que ça passe. Nous sommes au premier rang pour le concert du Bourdon sauvage, monMari vient enfin de nous rejoindre, les musiciens ont beau passer leur temps à dire que c'est improvisé, musicalement ça tient quand même vachement la route, il n'y a que leur nervosité et leurs excuses pour trahir leur peu de préparation. Ensuite on pousse toutes les chaises et le bal commence par une grande ronde à trois pas, c'est quand je suis prête à la quitter en plein milieu avec la tête qui tourne que je commence à admettre que vraiment je ne suis pas en forme. Il faudra encore attendre quelques danses pour que je me convainc que ça ne va pas s'arranger et qu'il faut que j'aille me coucher. Il est 23h15, je suis en festival et je rentre me coucher, je suis deg. En arrivant je trouve le moyen d'accrocher les clefs pour les rendre accessible de l’extérieur pour les autres, j’enlève les piles des horloges qui font tictac, je prends deux aspirines et une longue douche brulante et hop, sous la couette.

Dimanche 9 octobre
Réveil à 9h, je me sens beaucoup mieux. Thé et crêpe et c'est parti pour la randonnée chanté. En arrivant sur les lieux du départ où tout le monde se rassemble doucement, on apprends que c'est bon, le sirop à été remué toute la nuit, entre ceux qui sont partis se coucher à 7h du matin et ceux qui sont arrivés à cette heure là. Les morceaux de pommes se sont presque tous fondu dans la masse.

 
Doucement mais surement nous finissons par nous mettre en marche pour une rando qui sort et rentre et rentre et re-sort de la ville. Mais Vire c'est pas comme la Bretagne, c'est vallonné bien comme il faut et il faut un sacré courage pour entonner une chanson quand les montés sont rudes. Cela dit on est suffisamment à chanter et il n'y a pas 100 mètres qui s’écoulent en silence. Une pause conte en plein milieu avec pourquoi les cordonniers ne vont pas en enfer et un autre conte en galo dont le sujet m'a depuis échappé, et retour au lieu de la fête, entretemps on passe sous les fenêtre de notre logement ou monMari et V. dorment encore, on chante plus fort et la tête vers les fenêtres pour leur assurer un réveil en fanfare.




Un verre de cidre attends les courageux (c'est a dire nous) à l'arrivée (oui oui ya un truc avec les pommes dans ce coin là de Normandie). monMari qui s'est réveillé nous rejoint tranquillement. Je prends ma part pour remuer le sirop, à cette heure là il a commencé à bien diminuer et c'est pas évident à touiller. On essaye des chansons à ramer pour voir si c'est approprié pour mélanger mais la cadence est trop régulière et ça fatigue plus que ça n'aide. L'heure de manger, j'ai à nouveau faim et envie d'un truc gras et chaud. Ce sera donc kebab pour cette fois. Et ça fait du bien. De retour pour le cabaret on s'installe à une table juste devant la scène. Francoispedia, V. (qui n'est pas encore arrivé) et moi sommes inscrits pour des chansons, monMari pour un conte. Je passe assez rapidement et j'estime que je m'en sors correctement (je chante une chanson "de famille" sur laquelle je suis plutôt à l'aise). Les participations sont assez inégales mais il y a quand même beaucoup de bonnes choses. On danse un peu, notamment un avant deux ou on fait globalement n'importe quoi malgré le stage d'hier. Il y a une prestation qui me fait réviser la totalité de mon jugement sur le tambourin (maintenant j'aurai presque envie d'en faire (le presque tenant dans le fait que j'y serai sans doute pas très douée)). Et à force que la journée avance il se confirme que les deux tiers des Normands ont l'air de pratiquer le violon trad (sans rire, un bœuf avec 8 violons ici ça ne choque personne). Moi c'est un des rares instruments que j'aurai envie d'apprendre (même si soyons honnêtes, je n'aurais jamais le courage), alors j'en bave presque d'envie (pas le violon classique, le son lisse que l'on privilégie en musique savante pour cet instrument m’indiffère profondément, mais le son du violon trad, là c'est autre chose).




À 16h le sirop est mis en pot et on se précipite pour en acheter un peu (il n'y a pas tant de litres que ça de cuisinés et ça s'écoule vite).



Françoispedia et moi séchons la fin de la joute pour visiter un peu le musée de Vire et je fais la très belle découverte de Charles Léandre un dessinateur et caricaturiste que je ne connais pas mais dont les pastels vibrants de couleurs me touchent beaucoup.



 
Mais il faut déjà partir. On fait les tours d'au-revoir et on passe chercher nos affaires puis on reprends la voiture. Bien sur il y a des bouchons et on n'arrive a paris que vers 22h. Le temps de rendre la voiture, de prendre le métro pour rentrer et de faire quelques câlins au chat et c'est un dodo bien mérité.

Lundi 10 octobre
Un peu de musique ce matin pour me réveiller tranquillement au petit dej (j’écoute une production du Bourdon dans les années 70, les vinyles ya que ça de vrai). Dans la journée j'apprends malheureusement que nous ne jouerons pas au bal des filles au Mans auquel on espérait être prises cette année (l'année dernière c’était nous qui n’étions pas dispo), cette année c'est eux qui ne veulent pas. En sortant du boulot je passe chercher les devises que j'avais commandé puis rentrée à la maison. monMari et Francoispedia répètent, moi je regarde tranquillement Once upon a time. Ce soir c'est saumon, pois cassés, riz et dodo tôt.

Mardi 11 octobre
Une de mes collègue, stressée, est nerveuse comme un chien qui aboie sur tout le monde et je ne sais pas pourquoi aujourd'hui j'ai du mal à la prendre à la rigolade comme je le fais d'habitude. Après le boulot direction chez Clémence pour la repet des Conteuses de pas. Après pas mal de blabla (je leur fais un point sur les coups de fils que j'ai pu passer), on apprend qu'on va passer à la radio en décembre et qu'on a une date en mars, on écoute le boulot de nos deux ingé son potentiels pour le disque, le choix se dirige nettement vers l'un des deux. Puis on repet un peu quand même, on a un bon son ce soir et on commence à régler certaines choses sur des chansons qu'on compte enregistrer mais dont on n'est pas 100% satisfaites. Une bonne séance, motivante et qui me redresse le moral. Le retour est long par contre et je me couche tard.

Mercredi 12 octobre
Au réveil un petit disque de Michel Hindenoch ne fait jamais de mal. Pour une fois je sors déjeuner au travail, avec ma responsable nous retrouvons une ancienne collègue que nous n'avions pas vu depuis un bon moment à La Cantine vagabonde pas loin de son boulot à elle. C'est bio, végétarien et bon. Velouté de lentilles corail aux épices et gratin de crozets aux poireaux, c'est assez bourratif. Par contre le temps d'aller et de revenir, ça fait une pause qui dure 2h30. Je reste le soir pour compenser et je rentre du coup assez tard (juste avant monMari). Pas envie de cuisiner ce sera riz cantonais, nem, du y a plus qu'a réchauffer. Je règle quelques détails du voyage avec Sœur au téléphone. monMari retente d’écouter le CD de Boréal bal pour voir si il aime mieux maintenant que ses gouts ont changés (mais non, tant pis). On prépare les bagages pour le Japon, c'est stressant de voir comme ça approche vite. Un épisode de série pour moi et dodo.

Jeudi 13 octobre
Deuxième face du disque de Michel Hindenoch pour le petit dej du matin. J'apprends que mon rendez-vous chez le médecin de ce soir est en fait décalé à demain midi. Joie. Demain soir c'est les vacances je commence tout juste à réaliser. Problème de métro, une demi-heure de retard au boulot. En sortant je prends un verre avec Clémence qui s’inquiète de ma santé, j'ai des amis trop adorables. Puis cours de chant avec nouvelle chanson sur le raag Yaman, très chouette ! Puis Quiet man beaucoup moins peuplé que les deux dernières fois mais sympas quand même, je me décide à chanter une chanson que j'ai dans mes tiroirs depuis un moment, avec les paroles (c'est en anglais) mais quand même.