lundi 21 août 2017

La vie pas à pas 2016 # 29

Lundi 17 juillet
Devoir parler anglais au réveil parce que tu loges des néerlandais chez toi, avec la crise de manque de sommeil post festival c'est un peu rude. On ne va pas se mentir, je suis glorieusement inefficace au travail. Rdv chez l'orthophoniste qui au moins à l'air de se pencher sérieusement sur ce que j'ai. Je sors de là presque 2h plus tard et j'ai à nouveau rendez-vous demain car on n'a pas pu finir le bilan. Bon. Je rentre, on mange japonais à emporter car je suis vaincue par une flemme aiguë et je dors à 21h30.

Mardi 18 juillet
Ça commence à aller un peu mieux mais, soyons sérieuse, ce sera semaine de repos quoi qu'il arrive. L'orthophoniste me diagnostique un larynx trop haut et me donne des exercices d'ici son retour de vacances à faire chaque jour ainsi qu'une 20aines de séance de rééducation. Quoi qu'elle choisisse moi je croise juste les doigts pour que ça marche.

Mercredi 19 juillet
monMari étant en partie de JDR, je retrouve Dame Léo et sa crevette pour la soirée (Langlais jouant dans la partie que monMari masterise). C'est, comme toujours un excellent moment. Je ne pars pas tard, fatigue oblige. En rentrant et sur ses conseils, je re-télécharge Instagram que j'avais supprimé depuis un bon moment (vous pouvez donc m'y suivre si ça vous dit, c'est ioionette tout comme ici).

Jeudi 20 juillet
Hésitation, on sort ? On ne sort pas ? Finalement, après un passage à l'AMAP pour récupérer le demi panier de Sœur je retrouve monMari et Wirggy à l'Iris pour un petit diner et on passe un bout de soirée au Quiet man (cela dit on est peu nombreux donc on rentre très raisonnablement tôt).

Vendredi 21 juillet
Je passe chez Sœur me faire agresser par son chat en manque de câlin et jeter un œil à son jardin. Je repart après arrosage du dit jardin avec tout pleins de tomates dans mes bagages.



Samedi 22 juillet
Une fois péniblement sortie du lit nous descendons chez les parents de monMari pour le week-end. Mais ce n'est que pour remonter ensemble sur Paris pour aller voir l'exposition Rodin au Grand Palais. En théorie c'est pas trop mon programme idéal car Grand Palais = plein de monde + Rodin est sans doute l'artiste dont je connais le mieux l’œuvre donc j'ai déjà presque tout admiré du travail. Dans les faits je ressors de là très contente.




Là c'est Annette Messager, pas Rodin

Déjà apparemment débarquer pendant la nocturne du samedi est un bon plan car il y a zéro queue à l'entrée et de la place dans les salles, ensuite l'expo est très intéressante notamment car elle confronte les œuvres de Rodin aux artistes qu'il a influencé. Outre que ça fait plaisir de voir autant de belles œuvres réunies en un seul lieu, c'est très pertinent à l’égard de l'impact immense qu'a eu l'artiste sur l'art de son époque. Le seul bémol que je ferai est sur la partie dessin, autant les dessins fait par Rodin en préparation de ses sculptures sont fantastiques, autant les quelques dessins volontairement crées pour une exposition (à Prague si je ne m'abuse) sont assez peu intéressants. En outre la proximité crée avec les œuvres de Klimt, de Schiele et de Magritte les desserts autant qu'elle parait artificielle (à part les positions un peu étranges et le fait qu'il s'agit de femmes nues esquissées, j'ai échoué à trouver un parallèle). Après je crache dans la soupe hein, j’étais bien contente de voir Klimt, Schiele et Magritte là, autant que la statue de bronze crée par Daumier dans la dernière salle. Bref. Je ressors de là tout à fait satisfaite et quand ça se fini avec une choucroute de la mer sur les champs, je ne râle pas non plus. (Je pourrais glapir devant les moules marinières à 22,90€ mais, de 1 on est sur les Champs Élysées donc bon ce n'est pas surprenant, et de 2 ce n'est pas moi qui les ait commandées).



Dimanche 23 juillet
Lever tranquille, petit dej, violon. Je prend des nouvelles de mes parents. Déjeuner en famille, jeu de société puis un voyage chez ma belle-sœur pour diner avec eux avant de rentrer pas trop tard. Un week-end tranquille quoi.

mercredi 16 août 2017

La vie pas à pas 2017 # 28

Lundi 10 juillet
Première journée de stage. Aujourd'hui tout le monde est dans le même groupe et l'on voit les notions principales. C'est a dire qu'on nous explique surtout que le chant de marin ne se résume pas à ce que l'on en connait, soit les 5 mêmes chansons chantées par de chorales en marinière, mais est bien entendu un domaine beaucoup plus vaste et beaucoup plus riche. Ce stage étant l'occasion de travailler la "méthode" et non le répertoire (pour cela il existe des ouvrages et des disques dont les enseignants seront ravis de nous fournir les références). On fait également un premier tour au cabestan (installé sur terre spécialement pour l'occasion). Comme celui-ci n'est rattaché à rien il n'oppose pas de résistance et c'est assez difficile de trouver le bon geste à faire.


On danse aussi un peu le tout en chantant bien sûr. Mais globalement l'idée du jour c'est de faire un tour des différents répertoires existants. Il y a peu de pratique de notre part et même si c'est passionnant, c'est aussi un peu frustrant. On fini par une mini conférence sur le répertoire marin boulonnais qui semble plutôt riche. On fini le repas en chanson parce que bien sûr c'est comme ça que c'est le mieux. Le bémol du jour c'est que les plateaux repas sont plutôt mauvais et qu'il y a peu de chance que ça aille s’améliorant au cours des jours à venir.

Mardi 11 juillet
Tous les intervenants étant arrivés, il est temps de se diviser en trois groupes : les contes, les chants de marin version francophone, et ceux version anglophone. De notre coté et suivant les conseils de l'organisateur, nous allons dans le groupe suivant l'enseignement des Forebitter parce que "vous ne savez pas quand vous aurez à nouveau une occasion pareille". Après vérification que ce n'est un problème pour personne, l'enseignement se fait tout en anglais. Les deux groupes se rejoignent pour les manœuvres au cabestan, les danses et le hissage de voile dans l'après-midi ou l'on enchaine chansons en anglais et en français. Après une présentation générale détaillée du chant de marin aux États-Unis, nos enseignants sèchent un peu. Pour eux il est en fait un peu inconcevable que nous voulions apprendre plus que les refrains des chansons car ils ne voient pas comment nous allons les utiliser (si le refrain est chanté en commun et harmonisé, les couplet sont réservés à la personne dirigeant la manœuvre). Il faut donc un peu insister pour pouvoir apprendre les couplets, d'autant qu'a eux tout leur parait facile et peu s'apprendre à la volée quand, pour nous les phrasés rythmiques notamment, s’avèrent affreusement difficiles. On s'amuse bien et la journée passe bien trop vite. (Les repas sont toujours aussi mauvais). Le hissage de voile sur le bateau à quai notamment est un grand moment. Et la journée se fini par une veillée mémorable (on y réveille une partie de l'auberge de jeunesse d'ailleurs).

Mercredi 12 juillet

Dernier jour de stage, on profite de la matinée pour apprendre les couplets de quelques unes des chansons américaines et du début d'après-midi pour essayer de comprendre les glissandos harmonisés qu'ils font naturellement, un peu en improvisation mais qui sont pour nous un grand mystère. Puis c'est parti pour 3 heures de bateau à voile sous un ciel qui se dégage enfin. La mer est parfaite, de belles vagues mais pas trop agitée. Le soleil et le vent sont de la partie. On chante en hissant les voiles et on chante sur le bateau des chansons "à écouter".






Puis on rentre, on prend l'apéro, on dine même si c'est toujours mauvais et on fini la soirée au bar monté à côté du cabestan, avec pleins de belles chansons. Et voila, c'est déjà fini.

Jeudi 13 juillet

On petit déjeune et on décolle tranquillement vers les 10h, on doit repasser par la région parisienne en prenant la direction du Berry et il vaut mieux que cela se passe avant 14h vu le jour qu'on est. On en a vite marre de la route mais il faut bien la faire. Nous arrivons à la Châtres vers 17h. On rentre sur le festival, on écoute déjà un peu de musique puis on file monter la tente quand Clémence arrive. On reste un peu sur le camping parce que ça fait de la musique là aussi. Je n'ai pas pris les billets pour les concerts mais quand monMari y va, j'écoute un peu du dehors.


Et puis à minuit commencent les bal. Je danse avec plaisir sur Bougnat sound mais comme je suis pas mal fatiguée, je vais vite me coucher sur le second groupe. Et je comprend pourquoi, d'habitude, je reste jusqu'à la fin des bals, la musique s'entend de toute manière depuis la tente et impossible de m'endormir avant qu'elle ne s'arrête.

Vendredi 14 juillet

Réveil après 4 glorieuses heures de sommeil, bon apparemment le camping est infesté de tiques, pour ma part je n'en voit aucun mais certains ont été piqués plus de 30 fois. Bon, il faut croire que c'est l'inverse des moustiques et que mon sang ne les attire pas, et je ne vais certainement pas m'en plaindre. Vers 11h on retrouve la Jupette barbue pour une petite répet, comme nos deux groupes sont programmés sur la scène participative, nous les invitons à jouer une chanson avec nous et irons en faire une avec eux et comme pour nous c'est cette après-midi, ce ne sera pas un mal de répéter un peu.



Pour le reste de la journée, j'avoue que je suis un chouilla stressée... La scène est immense, le parquet également, bref c'est un peu la pression. Bon après et bien ça se passe bien, les sensations sont top, le public enthousiaste, les ingénieurs du son très très compétents.


Finalement ça s'est si bien passé que du coup au bas de la scène je vends directement une 20aine de CD à des gens qui ont aimés, et ça c'est un peu super cool. Après il est temps de s'étaler dans l'herbe pour récupérer (et faire des dédicaces, alala la vie de star) avec une bière et de la bonne compagnie (un de mes cousins qui habite à côté est venu pour nous voir, ça fait plaisir). Ensuite c'est relâche, musique, danse et bonne nourriture. Alors que je ne comptais jeter qu'une oreille distraite aux concerts du soir je reste agrippée par Tres et écoute tout le concert de l'autre côté du rideau. Côté bal le Gros trio (que je connaissais déjà) c'est bien, mais la grosse claque du soir c'est Faburden, je danse tout et j'en redemande, mais bon il est déjà 4h du matin.

Samedi 15 juillet

Bon ce matin ça pique un peu plus qu'hier déjà, à nouveau répet-petit dej avec la jupette, cette fois pour leur passage à eux et pour la sieste musicale du midi. Un moment qui s'avèrera vraiment un des plus beaux moment du festival pour moi, des personnes viennent et s'installent à l'ombre du grand châtaigner, les groupes s'enchainent sur une ou deux chansons chacun, des chansons douces pour bercer une sieste d'une heure à l'ombre de l'arbre, sans applaudissement ni parlotte. Nous chantons notre conte et puis nous improvisons avec la jupette sur une berceuses auvergnate de Louise Reichert, enfin nous finissons à trois groupes de chant pour une impro totale qui monte et descend comme une vague avec des bruitages et des sons sans aucun sens. J'en ressort rincée mais ravie.



Ma voix commence par contre à sérieusement me lâcher. Bon, c'est l'heure d'aller faire un tour des luthiers exposants, une tournée d'achat de CD et je me trouve un archet qui me manquais pour mon violon (maintenant je n'ai plus aucune excuse pour laisser tomber). Un petit tour avec la Jupette sur scène, quand on n'est qu'intervenant c'est tout de suite moins flippant. Concert du soir, bœuf chanté très sympas pendant un bon moment puis bal du Beat Bouet Trio. Encore quelques chansons et une parlote de 5 à 6 heures du matin avec une Wirggy qui n'a pas envie d'aller se coucher. Le soleil est nettement bien levé quand mon lit m'accueille.

Dimanche 16 juillet
Pour une fois que je n'ai pas mis le réveil, voila qu'il fait trop chaud pour dormir au-delà de 11h du matin. Bon je passe faire régler mes achats au festival (j'ai craqué pour un coffret de disques de collectage à 80€ entre autre).

 Les enfants du festival ont aussi été bien occupés

Puis gros rangement repliage de tente, chargement de voiture. Il n'y aura plus qu'à monter dedans pour prendre la route du retour. La journée du dimanche, si elle est tout aussi cool que les autres, est aussi rythmées par les "au-revoir" ce qui est nettement moins marrant. Le son continu c'est vraiment un chouette festival, on fini avec Firestarters of Leiden et on file à 22h, on aura quand même les bouchons de retour du 14 juillet, et il faut encore récupérer le chat alors, on n'arrive chez nous qu'a 2h du matin, les vacances dont on profite jusqu'au bout....

lundi 14 août 2017

La vie pas à pas 2017 # 27

Lundi 3 juillet
La semaine de boulot sera courte mais intensive, il faut en faire le plus possible avant mon départ. Ce sera donc 9h-19h. Avant de rejoindre les filles pour une ultime répétition avant le Son Continu qui est notre grosse date de l'été. Ça se passe plutôt bien, on sent que les chansons sont pratiquement rodées après tout le travail effectué dessus.

Mardi 4 juillet
Après la grosse journée cette fois c'est bouclage de bagage, difficile de faire des choix et je suis persuadée que j'emporte plein de choses que je n'utiliserai pas. Mais bon tant que ça rentre dans la voiture.

Mercredi 5 juillet
Ce coup-ci beaucoup de boulot ou pas, je fini à mon heure normale pour pouvoir partir en vacances. Comme toujours la route parait longue quand on a hâte d'arriver. A 1h du matin je m'écroule avec bonheur dans mon lit de Bretagne.

Jeudi 6 juillet
Réveil tranquille, il fait beau. Journée à faire rien d'autre qu'à lire sur un transat. Mettre les pieds dans l'eau jusqu'à se baigner. Se coucher tôt.

Vendredi 7 juillet
Toujours rien à faire que de profiter. Je relis des Asterix. On achète des chaussures pour monMari, on se baigne dans la manche froide. La journée se fini à la belote. 

Samedi 8 juillet
Marché d'été, c'est plein de marchands et de gens. On renouvelle le miel et le saucisson, je trouve des tong pour remplacer les miennes qui ne valent plus rien. Dans l'après-midi, après la partie confection de meringue, direction Lamballe et le musée Mathurin Méheut, l'exposition de cette année est sur le thème de la gravure, comme toujours avec cet artiste, c'est magnifique et fascinant. J'explique un peu à monMari la partie technique de la gravure qui n'est mine de rien pas si facile à appréhender quand on n'y connais rien. On retrouve cousin Pascal et sa famille, un petit tour de leur maison et direction le resto "Le plein des sens". On n'a pas réservé et on patientera dans un bar pas loin avec un spritz (ce n'est donc pas bien grave) avant d’accéder à un très bon repas bien mérité sur une terrasse où la nuit tombe. Le soir est doux sur la Bretagne, dire que demain déjà il faut repartir. 

Dimanche 9 juillet
Un tour à la brocante d'Erquy et on revient avec tous pleins de vinyles. 


Fête de famille chez les Langlais. Tout plein de monde et des nouvelles à donner et à prendre. Malheureusement à 17h, tout juste sorti de table et juste après la remise des cadeaux il faut filer car nous avons 5 bonnes heures de route. De fait ni moi ni monMari n'avons envie de partir et l'ambiance dans l'habitacle est à la déprime. Et bien sûr à Boulogne-sur-Mer il fait moche pour s'accorder à notre humeur. On récupère la chambre mais on ne trouve rien d'ouvert pour manger d'autre qu'un grec. Frite ce soir et frite ce midi, devant tant de gras mon estomac proteste et me fait la misère...

La vie pas à pas 2017 # 26

Lundi 26 juin
Comme tous les lendemains de fête médiévale, c'est dur ce matin de se motiver pour le travail. J'apporte au filles des réserves de CD. On s'auto-congratule sans trop y croire et on répète quand même un peu.

Mardi 27 juin
Ma-vielliste-chérie et Clémence viennent m'aider à mettre sous enveloppes les CD souscrits. Il y en a quand même 98 ! Pendant ce temps monMari nous cuisine des tomates farcies. Que demande le peuple. 

Mercredi 28 juin
Je commence donc la journée en mettant plein d'enveloppes au courrier. Je croise les doigts pour que les gens ne soient pas déçus, je me demande s'il y aura eu un seul moment non stressant au sujet de ce disque depuis qu'on à lancé le projet, même maintenant que je l'ai entre les mains il me stresse encore. Ce soir c'est sport. Puis lecture et dodo.

Jeudi 29 juin
Ça y est la grosse période de boulot débute (et elle ne nous lâchera que mi-septembre). Dernier cours de chant indien. Puis Quiet Man avec distribution de disque. J'en vend même quelques-un en plus. 

Vendredi 30 juin
Cour de violon, on débute un morceau pour la première fois. Puis direction chez Sœur pour passer la nuit. Après un bout de rôti saumuré et une demi partie de Munchkin, je m'endors sans demander mon reste. 

Samedi 1er juillet
Départ vers 9h pour La Guerche-de-Bretagne. On retrouve Pôpa et Môman à l’hôtel vers midi. Comme il font aussi restaurant on en profite puis préparation expresse et départ pour le mariage. On est à l'heure. On voit à son visage que le marié n'avait pas vu la mariée avant sont arrivée. Il en reste comme deux ronds de flan. Mairie puis charmante cérémonie laïque très à l’américaine avec une arche de fleur avant d'entamer l’apéritif à l’extérieur. Heureusement pour nous le ciel de menaçant passe au bleu vers le milieu de l'après-midi. On a le droit à quelques jeux et animation avant de se replier dans la salle. La décoration des tables, réalisée tout à la main par la mariée dans le même thème que le faire-part est proprement impressionnante. Le cochon grillé est excellent et les quelques animation qui défilent sont vraiment sympathiques. Je chante une chanson pas vraiment fine mais de circonstance (en traditionnel les chansons de mariage sont soit déprimantes, soit parlent de fesse, je vous laisse deviner quelle catégorie j'ai choisi). Puis on lance le bal et la salle se vide doucement. monMari et moi on reste jusqu'à la fin aider à la vaisselle et on fini à la soupe à l'oignon à 4h du matin avant de rentrer à l’hôtel pour un bout de nuit bien mérité.

Dimanche 2 juillet
En Bretagne pour les mariages on fait toujours un retour. Donc après une petite visite du village on retourne à la salle et on remange avec tout le monde. 




Maman fait faire le carrosse aux mariés. Même s'ils connaissent tout le monde rit de bon cœur. Je distribue le disque à ceux qui l'avaient commandé et, vers 16h on prend le chemin du retour. Voiture, bouchons, transport. On arrive à la maison complètement rincés. Ce soir chacun mange de son coté et je regarde La Prunelle de mes yeux une comédie romantique française ma fois assez réussie avec du Rebetiko dedans.

La vie pas à pas 2017 # 25

Lundi 19 juin
Pas de repet conteuses cette semaine mais cours de violon puis sport. Si j'ai pas mal au bras gauche demain matin ce sera un petit miracle.

Mardi 20 juin
Bon il fait beaucoup trop chaud. Et en plus c'est sensé durer toute la semaine. Ça va être bien galère, je le sens. En rentrant je me retrouve seule dans la maison et me lance sur de la couture. Je fini le racourcissage d'une jupe dont j'adorai le motif mais pas la forme (maintenant que j'aime les deux elle sera sans doute plus mise) et j'agrandis en deux coups de cuillère à pot une robe trop serrée au niveau de la cage thoracique (avec le chant celle-ci s'est nettement élargie ces dernières années. Une fois cela fait je mange devant "Premier contact" qui est une vrai bonne surprise et un très bon film. Quand l'enjeu du débarquement des extraterrestres n'est pas ce qu'il vont faire mais comment l'humanité va y réagir cela change la totalité de la perspective. Et quand on a en plus un personnage principal linguiste et un militaire loin de la caricature (pour une fois), je ne vois plus quoi demander d'autre.


Mercredi 21 juin
Comme l'année dernière, on organise, à l'aide du Carambal, une balade chanté dans le Marais. Ça fait deux jours que je me dis qu'avec le temps qu'il fait on ne va avoir personne. Pourtant on est deux fois plus nombreux que l'année passée, soit une bonne 30aine. Je me rend compte qu'avec ce temps, quand on bouge de manière raisonnable, on n'a pas plus chaud que quand on ne bouge pas. Chansons à la marche, chansons de ronde quand on s'arrête. En se relayant à 3 on s'en sort assez bien. Terminus à coté du Quiet man, dans le petit square ou ça danse folk, on livre nos randonneurs. Une pinte de bière bien mérité et on ne rentre pas trop tard, je suis crevée, je l'avoue. 

Jeudi 22 juin
Le cours de chant indien ce sera dans le parc de Belleville, sans le faire exprès on arrive en plein dans le festival d'art de rue "et 20 l'été" et on assiste à un bout de cirque de la compagnie Tanmis (IN SITUations) avec une contrebasse (enfin deux en fait) un acrobate-danseur et une danseuse de corde. 


On reprend ensuite le cour. Être en extérieur avec des gens qui passent me rend la concentration difficile mais c'est un bon exercice. Pas de Quiet pour moi ce soir, je suis trop fatiguée. Flo me prête un violon qu'elle veut vendre pour que je puisse l'essayer et voir s'il me plais. Ce soir c'est youtube, fajitas et dodo tôt

Vendredi 23 juin
En sortant du boulot je file chez Julie et Willy. Premier objectif, finir les courses du week-end. Boulangerie, primeur, supermarché. Puis chargement de la voiture de location et enfin, tout le monde embarque direction Provins. Avec un extraordinaire sens du timing, nous arrivons juste après que ceux déjà sur place aient fini de monter le camp. Du coup on n'a plus qu'a mettre les pieds sous la table et à se servir un verre. Une fois n'est pas coutume, à l'appel des forges de la brume nous commençons la fête des ce soir par des chants autour du feu. Quand on se couche à 3h je me dis que le week-end va être rude en terme de manque de sommeil. 

Samedi 24 juin
C'est rare mais c'est possible, on est que samedi matin mais la moitié de la compagnie a déjà la gueule de bois. Le soleil tape et il fait vite très chaud. Aujourd’hui je donne atelier d’apprentissage du galon à deux personnes motivées dans la compagnie. Elles s'en sortent plutôt bien. L'idée pour moi c'est de reprendre quelqu'un pour donner mon atelier pour pouvoir me consacrer à celui de la fonte d’étain. A cause du soleil on est obligées de se mettre un peu en retrait et on se retrouve pas très accessible pour le public. C'est dommage mais j'avoue avoir la flemme de rebouger tout mon métier une fois que je m'en suis rendue compte. Vu que je viens de recevoir les CD des conteuses de pas, j'en vends déjà 6 rien que dans la compagnie. Je suis plutôt contente de moi. Comme d'habitude je passe une excellente journée (on est en bonne compagnie et on mange bien, que demander de plus). Le soir on dine avec les forges et on chante autour du feu. On fini moins tard que d'ordinaire car on a déjà fait la fête hier et que certains sont nettement plus fatigués.

Dimanche 25 juin
Je me réveille tôt car ma-vielliste-chérie viens passer la journée avec nous et nous rejoint dés le petit déjeuner. Après l'avoir habillée en "couleur locale" comprendre l'avoir mise en costume médiéval on part pour la visite de la fête. Celle-ci étant à peine ouverte il n'y a pour le moment personne. Et c'est assez agréable. Nous passons nous inscrire à l'escape-game Médiévade, il ne reste plus de place mais comme nous ne sommes que deux, nous réussissons à nous incruster dans une équipe déjà formée. A 10h30 nous sommes à la collégiale pour un concert de Vagarem, à ma grande surprise seule la vielle est sonorisée mais avec l’acoustique du lieu et le fait que nous sommes au troisième rang, on entend tout très bien. Malheureusement ils n'ont pas prévu assez de CD et n'en ont plus. Pas de bol. Derrière on visite encore un peu la fête en faisant notamment un tour à la leproserie puis il faut filer à l'escape game duquel nous sortons en 15 minutes sur les 20 imposée. On est sans doute pas mal aidé par le fait que j'en ai déjà fait un (comme pour beaucoup de chose il y a une méthode commune et une manière de se concentrer). Après à 7 on est sans doute trop nombreux et avec 20 minutes de délais je ne fais pas dans le détail, j'impose donc sans doute un peu trop de chose et je pars dans mon monde. Bref moi je m'amuse mais c'est peut être un peu au détriment de l'amusement des autres. On rentre au camp en passant par les douves ce qui nous met sérieusement en retard. Même si bon, nous ne sommes pas les seuls. 



Trop nombreux à la table du midi il faut rajouter une table de deux bancs. J’étais de service mais mon retard ne me permet pas de m'y mettre, je ferai donc la vaisselle. Je négocie cet après-midi de prendre un bain dans le baquet des étuves, en chemise quand même il ne faut pas déconner. C'est un peu la classe. Après le gouter il faut commencer à ranger mais je crois qu'aucun d'entre nous n'est très motivé pour ça. Du coup on prend du retard et on fini le démontage assez tard, mais comme on est hyper nombreux au rangement c'est expéditif de ce coté là et à 1h15 du matin je suis dans mon lit douillet.

mercredi 28 juin 2017

La vie pas à pas 2017 # 24

Lundi 12 juin
Répétition des conteuses, on bosse sur un arrangement qu'on reprend pour qu'il soit nettement plus fun. Et ça l'est déjà à chanter. Ce coup-ci on a la forme et quand monMari vient me chercher à 23h, on fini tout juste. 

Mardi 13 juin
Ce soir ce sera sport. Au final monMari arrive plutôt bien à gérer sa séance il est content, ça ne nous empêche pas de finir crevé mais c'est un peu le principe. 

Mercredi 14 juin
Comme monMari est en déchargement de Carambal, je cherche quoi faire de ma soirée. D’abord c'est une une mini repet de musique indienne pour le spectacle de demain au niveau de l’amphithéâtre du parc de Belleville (après avoir trainé 20 minutes dans le parc blindé à la recherche du spot idéal. Pour, au bout de 20 min de répétition, se retrouver avec une chorale qui répéte (de toute ses forces) à 20 mètres de nous (c'est le soir des 20)). Comme ça ne se fini pas trop tard je rejoint ensuite Clara pour un spectacle musicalo-comique du coté de Montreuil. Gaston moins le quart est une pièce/tour de chant qui joue beaucoup sur les ambiances et si quelques scénettes me font beaucoup rire (notamment la bouchère et son abonnement au théâtre ou le mec qui prend ses week-end de la manière la plus ennuyeuse possible pour rendre par contraste sa vie plus palpitante) je n'arrive par contre à retenir aucune chanson. Je les trouve jolies mais aucune ne m'accroche le cerveau, aussitôt appréciées, aussitôt oubliées, et ça c'est un peu frustrant. On va ensuite se faire un restau dans la zone en boboïsation de Montreuil à 3 avec une copine de Clara (pour moi ça sera couscous) en discutant voix, chant et doublage. Ensuite je rentre tranquillement dans mes pénates.

Jeudi 15 juin
Grosse grosse journée de boulot, demain on boucle un roto et aujourd'hui je suis seule pour le gérer. Au lieu d'avoir un peu de temps pour moi comme je le prévoyais pour me poser avant la représentation de chant indien j'y débarque donc au tout dernier moment. Le Macareux c'est mignon mais tout petit donc vite plein. Comme on est pas sur une scène mais au sol à cause de notre nombre, le public nous surplombe et c'est un peu oppressant. On commence par nous annoncer qu'un des plus important tabliste de la musique classique indienne est présent dans la salle. C'est donc moi qui commence en solo en chantant ce qui est l'un des hymne de l'Inde, sans aucune pression donc... Blague. Sans échauffement et stressée, je fais un truc "pas trop mal pour une occidentale" en gros. Je suis tellement énervée par moi-même que j'en pleurerai de rage. En plus, au centre de la scène et jouant la tanpura je suis présentée comme la plus avancée des élèves (dans les faits c'est le cas), ce que je produits est donc directement imputé à ma prof, ce n'est pas uniquement moi qui serait juger mais aussi son enseignement et autant dire que pour le moment je n'y fais clairement pas honneur. Bon, je suis pleine d’énervement contre moi-même et de honte mais depuis le temps que je fais de la scène je sais maintenant comment prendre tout ça et en faire un petit paquet à mettre sur le coté et à réexaminer quand j'en redescendrai, hors de question de se laisser déstabiliser. L'astuce mentale fonctionne et ma dextérité vocale va s’améliorant au cours de l'heure qui suit, je fini donc la prestation à mon niveau normal. Quelques saluts et on fait une pause avant la seconde partie. De mon coté j'en profite pour filer, non sans m'excuser auprès de Guillaume qui joue cette seconde partie. Direction le Quiet man avec Clara car aujourd'hui nous avons une invitée de Normandie. Ça me fait très plaisir de voir Agnès, la soirée est tranquille mais sympas. 

Vendredi 16 juin
Après le boulot je file direction le Générateur. Ce soir c'est Carambal et même si je ne fais pas partie officiellement de l'asso vu que je suis libre avant ça me parait naturel de filer un coup de main. En l’occurrence c'est la course aux câbles de crêpière quand j'arrive. Tenir une échelle, faire fondre du beurre, un coup de main par-ci par-là, une galette presque complète et la soirée commence avec Blurry & Smoky, se poursuit avec Planchée et se fini avec Sous le pont. Le son de la salle est parfait, pas trop fort et très clair, il y a beaucoup de place pour danser, l'exposition de Laurent Melon est un superbe décor de bal, bonus spécial pour les scopitones qui a eux seuls auraient pu m'occuper la soirée si je n'avais pas voulu danser. En plus on a le droit a une maraichine et a un Bal limousine dans la soirée (deux des danses que je préfère) que demande le peuple. Que le bœuf de fin soit top ?  Accordé ! On conclu avec Clémence et Wirggy par une mazurka vocale à 3h du matin. Un peu de rangement et tout le monde au lit ! 



Samedi 17 juin
Le réveil est un peu rude. Mais on a rien de prévu dans la journée donc ce n'est pas bien grave. On décole vers 15h et, 2 heures de transport plus tard, nous voici à Montigny-sur-loing. On commence par un petit tour à la plage sur la rivière (pleine de monde mais peu importe).


Avant de retrouver Flo et de monter au haras, ce soir c'est initiation et bal folk, l'initiation est gérée par monMari et moi, le bal folk animé par le GROUMpF. Leur musique se prête particulièrement bien à ce genre de lieu, intimiste et bon enfant. On n'a pas forcément énormément de gens mais ceux qui sont là passent une bonne soirée et je pense que c'est l'essentiel. On file par le train de 23h45 qui nous fait rentrer à la maison bien tard mais j'aime autant quand même dormir dans mon lit. 

Dimanche 18 juin

Pour midi on doit retrouver Sœur, son Love et Mlle R. pour pique-niquer sur les bords de la seine. On trouve un coin d'ombre avec même un peu de vent sous la passerelle Simone de Beauvoir. Le premier melon que je mange de l'année, choisi conjointement avec monMari sur de multiples indicateurs (poids, odeur, décollement de la tige) s’avère très bon. Après déjeuner on se réfugie chez eux (il n'y fait pas plus frais cela dit) ou je me transforme en liquide sur leur canapé. On prend quand même le temps d'ajuster les jupes japonaises de Sœur et de moi afin que je puisse les finir prochainement. Et on regarde le Livre de la jungle en film live (heu bof en fait). De retour tranquillement à la maison je fais des soba pour qu'on arrive à manger quelque chose malgré la chaleur et la soirée se passe sans rien de signalable.

mardi 20 juin 2017

La vie pas à pas 2017 # 23

Lundi 5 juin
Réveil tranquille, on prend tranquillement le temps pour un petit déjeuner au soleil. Mes coups de soleils ne se sont pas vraiment calmés malheureusement pour moi. Ensuite il est temps de démonter la tente et de prendre la route du retour. On dépose Clémence et à 15h on est de retour chez nous. Je passe mon après-midi entre lecture et repos avant de filer à la repet des Conteuses. Au programme du soir on retravaille des arrangements pour les chansons qu'on jouera au festival du Son continu dans un mois. 

Mardi 6 juin
La fatigue remonte et j'ai du mal à me concentrer au travail. Ce soir c'est sport. monMari a décidé de demander un nouveau programme car celui qu'il a jusqu'ici ne lui convient pas (il n'arrive pas à finir ses séances, trop difficiles pour lui), sauf que la salle à changé de coach et qu'il a beau insister qu'il veut baisser la difficulté le gamin qui le suit maintenant fait l'inverse à la justification de "comme ça vous aurez perdu votre ventre pour cet été", alors en fait le monsieur te dis que ce n'est pas ça qu'il veut, lui il veut du long terme, pas une séance qui lui fait faire une chute de tension et le convainc a moitié de ne plus jamais revenir dans une salle de sport en fait. Bref. Du coup je suis obligée d’écourter la mienne de séance pour ramener monMari à la maison puisqu'il a failli tomber dans les vapes au bout d'1/4 d'heures à tenter de suivre des instructions inadaptées, je suis ravie. 

Mercredi 7 juin
Au boulot il n'y a rien de rien à faire. Je m'ennuie ferme tout en me disant que j'aurai bien eu l'usage d'une semaine de vacances. En sortant direction le musée Cluny pour assister à une conférence sur la mode au Moyen-Âge. 


Si la conférence se concentre surtout sur les deux derniers siècles de la période (14 et 15e), son parti-pris explicatif axée sur la sociologie de la mode plutôt que sur les détails de celle-ci ainsi que l'enthousiasme des intervenantes et leur volonté d'être claires et concises rend le moment très appréciable. Je ne dirai pas que je découvre tout mais j’apprends tout de même des choses. En sortant et en constatant qu'il n'y a sans doute pas grand chose à manger chez nous nous décidons de nous faire un petit resto en amoureux. Ce sera Saveur d’Indochine et c'est très bon, je prend un Ban Hoi et ne le regrette pas un instant. 

Jeudi 8 juin
Dernière repet avec le groupe de chant indien avant notre concert à la Société secrète des amateurs de musique indienne la semaine prochaine. Du coup on pousse jusqu’à 21h30. J'arrive donc bien tard au Quiet mais il y a du monde et le reste de la soirée que j'y passe s’avère super sympas. 

Vendredi 9 juin
Ça y est, enfin, le CD des Conteuses de pas est parti au pressage ! Il n'y a plus qu'a attendre, une partie du stresse retombe donc tout à coup ! 


On rejoint Gni et Leen pour le départ en week-end, vu le temps qu'il leur faut pour se préparer je me dis que je ne râlerai plus jamais sur monMari (enfin je n'y arriverai pas, regardons les choses en face). Après deux heures de route que l'on passe à discuter, nous arrivons au lieu de notre week-end, d'ors et déjà remplis de gens que l'on ne connait pas. Après une plâtrée de pâtes réparatrices (j'en profite pour découvrir les ustensiles d'une cuisine de collectivité) monMari part dans une partie de Mysterium tandis que je chope la dernière place pour un mini-GN d'initiation qui aura lieu ce soir (enfin cette nuit, il est déjà 23h30). En attendant que tout soit prêt pour débuter la partie je teste le château gonflable (oui un vrai) qu'un des participant à amené pour le bonheur des enfants (et des adultes quand les enfants sont couchés). Lorsqu'enfin on débute j’apprends qu'en plus de jouer un rôle, je vais devoir tirer à l'épée (l'histoire se passe chez un maitre d'arme et nous sommes ses élèves il nous faudra donc jouer de l'épée) ce que je n'ai jamais fait de ma vie. Je parviens tout de même a ne pas me piquer le pied et à n’éborgner personne et je joue mon personnage se débattant entre deux prétendants, coincée dans une situation sociale pas non plus hyper favorable aux femmes et affublée une fierté de taille maouse sans trop de difficulté. Personne, et moi la première, n'ayant compris qu'il s'agissait de garder des secrets, on découvre tout les pots aux roses sans trop de problèmes. On se retrouve du coup à essayer de changer des points qui sont fixes dans le jeu (et à échouer du coup). Je m'amuse plutôt bien, reste qu'il est toujours étrange de se faire draguer dans un jeu quand ça ne vous arrive jamais dans la vrai vie. C'est pas tout ça mais il est déjà 3h du matin. Après avoir galéré à installer nos lits sans complétement réveiller nos voisins de chambré, je m’écroule et m'endors sans délai.

Samedi 10 juin
Je me réveille avant mon réveil et ça tombe bien, je peux prendre une bonne douche et un tranquille petit-déjeuner avant d'attaquer mon atelier de chant. 


Une petite dizaine de personnes sont présentes. Je boucle mon programme d'une heure et demi en une heure seulement car tous sont hyper réactifs et investis (je n'ai besoin "d'aller chercher" personne) j'en profite du coup pour rajouter une chanson "à écouter", jolie, un peu difficile mais pas trop et facile à interpréter chacun à sa manière. Ensuite c'est déjà l'heure de déjeuner. Nos cuisto ont concocté un très bon rougail saucisse (on est 80 donc j'ai une grande admiration pour eux). J’étais de vaisselle hier soir mais je n'ai rien fait. Du coup je la fait ce midi puis je file pour l'atelier de dessin en mouvement. Pour moi c'est plus une révision qu'un réel apprentissage mais ça faisait très longtemps que je n'avais pas dessiné vraiment et j'y prends pas mal de plaisir. Plus par contre sur un seul modèle qui bouge lentement que lorsque l'on va dessiner l'atelier de danse écossaise (ça bouge vite et il y a trop de monde). 

 
Ensuite direction l'atelier d'anthropomorphie, 12 filles à poil qui s'enduisent le corps de peinture et s’étalent sur de grandes feuilles de papier ça vire vite à la franche rigolade et on fini par faire une fleur de fesses et pleins de photos pin-up. 



 
Puis je file sous la douche pour me débarrasser de ma couche de peinture (la tête de la douche je ne vous raconte pas) et direction l'atelier de danse Bollywood. Je m’éclate comme une petite folle pendant 1h30 (même si je ne suis pas super douée c'est vraiment trop marrant à danser), par contre le cardio bosse. Une fois fini je prend un verre d'eau et file à l'atelier de danse burlesque, le dernier de la journée. Nous ne sommes que 3 (il faut voir qu'on a beau être 80, de nombreuses personnes ne participent à aucun atelier, c'est plutôt toujours les mêmes que l'on y retrouve et arriver à cette heure de la journée, ils sont un peu fatigués). Du coup on fait une grande séance d’étirements qui fait beaucoup de bien et une petite choré tranquille à trois avec des éventails, au moins je connaitrais les 3 règles de bases du burlesque (non aux jambes écartées, non à la bouche ouverte comme un poisson mort et non aux yeux dans le vague (comme un poisson mort aussi tien)). Au moment où ont fini je file retrouver monMari qui joue et qui est très déçu car il n'a eu personne à son atelier de conte et improvisation bien que certains lui ai dit plus tôt dans la journée qu'ils étaient intéressés. Je culpabilise de n'avoir pas été là pour le soutenir au bon moment (c’était en même temps que la danse Bollywood, le seul atelier que je ne voulais vraiment pas rater de la journée). C'est déjà l'heure du diner et ce sera dhal, raita, riz et salade de fruit. Ensuite en parallèle se déroulent le bar à cocktail et l'initiation aux danses folk. Je vais jeter un œil à la salle décorée du résultat de nos anthropométries et donne un petit coup de main mais je ne rate pas non plus l'occasion de déguster un mojito meilleur que dans bien des bars. Puis c'est le bal avec tout plein de danses en rapport avec les ateliers au début et un carnet de bal avec des cases à cocher (j'ai dansé avec quelqu'un qui.... Et tout un tas de proposition). S'en suit un set de musiques plus actuelles (et ça fait du bien aussi). 





 Photo par Sakigraphie


Puis monMari donne finalement son atelier de conte en version raccourci à 7 personnes intéressées qui concoctent l'histoire d'une chaussette qui a perdu sa jumelle (c'est moi qui conclu). Et il est déjà 3h du matin, mon lit m'appelle.

Dimanche 11 juin
C'est un peu plus dur de se lever ce matin, mais il faut car les chambres doivent être rangées et nettoyées à 13h. Après petit dej et rangement de nos affaires je participe à l'atelier de cuisine vegan, dans ma lancée j'aide aussi l'équipe cuisine de ce midi. Juste le temps de manger et Leen passe gentiment me déposer à la gare pour le train de 14h20. Il fait une chaleur abominable sous un soleil de plomb, heureusement le train a la clim. Je rentre chez moi juste pour voter, je me pose un peu dans le canapé pour me reposer. Clémence passe me chercher puis direction le Générateur pour une initiation à la danse folk et un mini bal acoustique avec les Conteuses. Il y a une 30aines de personnes (ce qui est plutôt bien). La salle sonne tellement bien qu'on a même pas besoin de brancher le mini ampli prévu pour la harpe pour qu'on entende tout. La ventilation de la salle ne fonctionne plus et les danseurs ont, je trouve, bien du courage. A la fin du bal on prend le temps de manger un peu sur place vu qu'on nous le propose puis je rentre à la maison m’écrouler de fatigue.

lundi 19 juin 2017

La vie pas à pas 2017 # 22

Lundi 29 mai
La répétition se transforme en discussion/diner parce qu'on est aussi des amies en plus d’être les membres d'un même groupe de musique.

Mardi 30 mai
Cours de violon. Exercice, exercice, exercice. Pour l'instant je ne m'ennuie toujours pas. Souhaitons que ça continue. On regarde les deux premiers épisodes de Legion. Beaucoup trop angoissant et étrange pour monMari mais moi je suis hyper enthousiaste. 

Mercredi 31 mai
La première fois depuis longtemps où une séance de sport se passe vraiment bien pour moi et ou ma fatigue me parait naturelle, ça fait du bien au moral. En rentrant je continue à regarder Legion et décidément, c'est très cool.

Jeudi 1er juin
Distribution des chèques vacances avec des fraises et des pastèques en bonus. Préparation pour la mini-date avec le cours de chant indien. Puis Quiet pour le triple anniversaire des conteuses d'avril, ma vielliste-cherie est du 14, moi du 23 et Wirggy du 27. Ça fait plaisir de voir le Quiet plein pour l'occasion. Malheureusement on doit l'interrompre pour écouter le mastering sur lequel il faut absolument que l'on réponde ce soir, du coup la double soirée que j'avais prévue tombe à l'eau mais la soirée simple se passe elle très bien et ça compense un peu. Bon quand il faut écrire le mail de réponse en rentrant à 2h du mat je me dis que demain je ferai moi la fière par contre. 

Vendredi 2 juin
On avait plus ou moins prévu de sortir et puis rien. On n'a pas trop le courage, on est trop fatigué et demain c'est festival. Un peu de couture, je fini de regarder la première saison de Legion, que je ne peux que vous conseiller. Et dodo.

Samedi 3 juin
Bagage, repas léger et Clémence sonne à la porte. Il est l'heure de partir. Direction Yvré-l’Évêque à coté du Mans. Il fait beau et en discutant la route passe vite. On arrive au camping déjà envahi de folkeux. Malheureusement la piscine n'est pas encore ouverte pour l'été. Montage de tente et installation en moins d'une heure. Quelle efficacité. Suivent courses pour le week-end et apéro à la bière locale (il y a une vente dans le camping aujourd'hui ça tombe bien). En en comparant plusieurs c'est celle au gingembre qui ramasse la palme. Mais c'est déjà l'heure, direction la salle pour la première soirée de bal. On ouvre avec Physalis qui me laisse je dois l'avouer un peu froide (surtout sur la partie chant mais c'est un domaine ou je suis un peu sans pitié). Suit La Machine qui fait une superbe prestation, bien meilleure que la dernière fois que je les ai vu à Savigny selon moi (et la salle est à fond). Malheureusement on a le droit qu'a une seule valse à mon grand dam mais la raison en est simple, derrière c'est le Duo Thézé qui joue, grand spécialiste de valse s'il en est (à 5, à 8, à 11 temps). Par contre, alors que c’était annoncé sur la programmation, finalement il n'y aura pas de bœuf. Danseurs et musiciens se retrouvent le bec dans l'eau et à 2h c'est tout le monde dehors. Pour me consoler je vais chanter dans les douches du camping qui n'ont pas une mauvaise acoustique ma fois, un BN, une compote et au lit. Il fait froid dans la tente et le sommeil me fuit, la nuit est longue quand on dors par a coud d'une demi heure. 

Dimanche 4 juin
Je ne suis pas la seule à avoir mal dormi, Clairette à les yeux qui ont doublés de volume et l'homme-aux-multiples-surnoms se réveille avec une contracture. Moi-même je suis toute tendue et je profite avec bonheur de la gentillesse de Clémence qui me propose un massage. A 13h on retrouve plein de monde au parc pour un pique-nique commun. Il ne reste plus de place aux table mais déjeuner par terre n'est pas un problème. L'ambiance globale est au farniente et le premier groupe qui joue a bien du mal à faire se lever les pique-niqueur. En gros on se lève parce qu'on est sympas et qu'on ne va quand même pas les laisser jouer tout seuls. Il est vite temps que j'aille chercher monMari à la gare du Mans (hier soir il était au concert de Deep Purple, il ne pouvait donc pas être des nôtres). A mon retour le groupe qui joue à changé. C'est désormais Ourawen qui fait des avant-deux de Haute Bretagne et j'en profite pour réviser car je n'en ai pas dansé depuis la fête du Sirop de Vire. J'aime beaucoup musicalement et du coup on repart avec deux CD. Pendant la suite je discute au soleil.






Je récupère le CD de la Jupette barbue qui vient tout juste de sortir, j'ai hâte d'entendre ça. Certains se mettent au bœuf mais moi je fais retour au camping et sieste jusqu’à l’apéro. monMari à boeufer et il est tout content. C'est déjà l'heure de filer à la salle. L'heure aussi de se prendre une grosse claque car c'est Barba Loutig qui ouvre le bal de ce soir et, bon je le savais déjà en écoutant les trois morceaux écoutables sur internet mais c'est une sacrée claque, c'est pas seulement que c'est hyper maitrisé et rythmiquement fou, c'est surtout que à chaque morceau je me dis que ça marche du tonnerre mais que jamais, au grand jamais je n'aurai pensé à ça et c'est ça la plus grosse claque du jour. Ensuite c'est Tribal Jaze qui passe sur scène et j'avoue que je n'arrive pas à rentrer dedans. Ce n'est pas que ça ne soit pas bien, ça l'est en fait, mais l’énergie est tellement différente que j'ai beaucoup beaucoup de mal à suivre. Ça s'arrange avec le dernier groupe I Fratelli Tarzanelli ou je découvre que le violon baryton ça existe (et que ça a un chouette son), si je ne danse pas tout je suis un peu plus présente. Et puis c'est l'heure du bœuf (parce que cette fois bœuf il y a). Peu de musiciens mais suffisamment bon pour qu'on ne le regrette pas. On avait commandé une bourrée 3 temps pour commencer et on l'obtient (il n'y en a quasi pas eu ce soir). A 3h30 les orga stoppent le bœuf et ferment la salle. On rentre donc alors qu'il fait encore nuit et c'est un peu frustrant. Douche-chant et dodo.

mardi 6 juin 2017

La vie pas à pas 2017 # 21

Lundi 22 mai
A la repet des conteuses on valide (enfin) la couverture du disque et l'ordre des morceaux. On attaque la dernière ligne droite, et surtout on peut enfin commencer les morceaux qui trainent dans notre besace de morceaux a monter depuis plus de 6 mois.

Mardi 23 mai
Aujourd'hui c'est mon entretien individuel annuel. Une occasion de discuter avec la hiérarchie en toute confiance, de prendre les compliments qu'on me fait et aussi une ou deux remarques (ah oui, l'esprit d’équipe, c'est toujours pas trop mon truc) et de réaffirmer des orientations pour l'avenir, pas de web pour moi merci. Ensuite je vais boire un thé chez Sœur et admirer son jardin, bien plus productif que l'année dernière. Elle a déjà des fraises alors que mes fraisiers, qui ont frôlé la mort au mois d'avril pendant mes vacances ne font pour le moment que des feuilles. Je rejoint ensuite miss Coco pour un pique nique sur la pelouse de la partie anglaise de la citée universitaire. L'endroit est il est vrai charmant avec ses bâtiments de type ancien et sa pelouse bien entretenue.


Mercredi 24 mai
monMari ayant des problèmes avec pole emploi, je l'attends en lisant un bouquin. Puis sport ou je dois abréger ma séance devant sa chute de tension. Ça a beau être férié demain et donc grasse mat, il faudrait se coucher tôt. Oui sauf que je me met devant the Paradise et que, toute suite après c'est moins facile. 

Jeudi 25 mai
Grasse matinée donc, jour férié oblige. Je trainasse et fait juste un peu de jardinage. En début d’après-midi, direction chez P et L, aujourd'hui c'est la répétition générale publique du spectacle de conte. monMari est un peu stressé mais ça se passe plutôt bien. Les retours que l'on a sont bon. Et puis quand la suite de soirée vire en barbeuc entre amis, on aurait tort de se plaindre. Malheureusement comme je ne fais pas le pont, arrive trop tôt le moment où il faut rentrer dormir. 

Vendredi 26 mai

Pas grand chose au boulot, beaucoup de clients font le pont. Après avoir trouvé une jolie carte, direction chez Wirggy pour sa crémaillère. Ce sera crêpe-party arrosée de Spritz. Hacher des oignons quand on manque cruellement d'un couteau qui coupe n'est pas vraiment une partie de plaisir mais j'en viens a bout. On discute, on chante, c'est une de ces soirées ou vous aviez prévu de partir tôt mais dont vous ne décollez finalement qu'a 2h du matin. 

Samedi 27 mai
Grasse mat, brunch improvisé, lecture derrière les volets semi-clos de l'appartement, de toute manière il fait trop chaud pour envisager autre chose. A 16h on décolle pour Montigny-sur-Loing, personne sur la route mais là-bas par contre c'est blindé de voiture. Sans doute les gens cherchent-ils le bord de l'eau vu la chaleur accablante. On se pose pour prendre un verre et puis on dine tôt avant spectacle.



Notre public n'est pas très nombreux mais comme la salle n'est pas grande une petit vingtaine de personnes suffit à la remplir. Ça se passe très bien. A vrai dire bien mieux que jeudi pour monMari qui met toute sa passion dans son raconter et emmène le public avec lui, P et moi on est plus constants et pour nous ça se passe bien également. On prend le temps de discuter avec le public post spectacle et les retours sont très positifs. Il n'y a plus qu'a trouver d'autres dates du coup. 

Dimanche 28 mai
Aujourd'hui rien de prévu. Lecture, un peu de couture, le rempotage des fraisiers. J'appelle Môman pour la fête des mères, je fini la première saison de the Paradise. Un dimanche de trop chaud.

mardi 30 mai 2017

La vie pas à pas 2017 # 20

Lundi 15 mai
Catherine étant également à la maison ce soir on fait barbecue avec les conteuses et la frap. Comme ça ne génère pas de cuisine de ma part je fais du rempotage en attendant tout le monde, la glycine se plaira-t-elle sur notre balcon ?  Mystère. Malgré une Wriggy dans les choux c'est une très agréable soirée. Je dis au revoir à Catherine avant d'aller dormir car demain matin elle dormira sans doute encore à mon départ.

Mardi 16 mai

Ce soir c'est mon second cours de violon. Bon apparemment on voit que j'ai travaillé entre les deux (tous les matins de la semaine une demi-heure ça porte ses fruits). Je reprend donc une deuxième fournée d'exercices un peu plus difficile pour accroitre la mobilité des mains, mais sinon il faut rester détendue. Blague. Ensuite c'est sport et je fini la journée avec la lecture des Vieux fourneaux prête par sœur (et c'est terriblement drôle).

Mercredi 17 mai
En sortant du boulot je retrouve Miss Coco à La Colonie pour une planche mixte et un verre de vin. On cause on cause de nos vies qui ne cessent de changer. Et puis direction la Cigale pour le concert de Matmatah. Pour le coup c'est un groupe que je n'aimais pas particulièrement au moment ou c'est sorti, d'abord parce qu'à l’époque je n’écoutais pas de rock et ensuite parce que le matraquage des cousins en mode "c'est Breton donc c'est bien" n’était pas la meilleure pub à leur faire. Et puis plus tard je suis revenue dessus et j'ai pris une grosse claque. Bien sur comme je suis douée ils se sont séparés à peu prés à ce moment là et j'ai raté de peu leur dernier concert. Bon. Là tu te dis que c'est fichu et tu t'assoie dessus. Prise de court par la reformation en 2017, j'ai tout de suite pris des billets pour une des dates parisiennes tout en flippant allègrement. La Ouache ça a quand même presque 20 ans, même si entre temps ils ont sortis d'autres choses et qu'au final la séparation ne fut pas si longue (9 ans quand même), est-ce que je ne risque pas d’être super déçue ? Et bien non, c’était top ! Un gros son de basse à faire vibrer les os, la voix du chanteur qui n'a pas bougé d'un iota depuis 20 ans, un batteur qui peut tenir seul sur scène pendant presque 10 minutes sans que le public ne se lasse.  Pas une fausse note, c'est hyper carré et pourtant ça groove de ouf. Un bon mix entre d'anciennes chansons pour un public qui n'attendais que ça et des nouvelles qui sont d'heureuses surprises (et qui m'ont suffisamment marquées pour que je reparte avec le nouveau disque sous le bras), deux rappels et un solo d'harmonica. Bref que du bonheur. Je suis sortie en sueur de la fosse et si ils repassent sur Paris, j'y serai c'est certain. 

Jeudi 18 mai

Un verre avec ma copine Clara et l'on cause musique et amours. Puis cours de chant. Quand l'une des élève rigole ouvertement d'une autre pour quand elle proteste dire que c'est bon on est là pour s'amuser, c'est très compliqué de savoir comment réagir. Je rejoins Sœur et monMari à Montparnasse où Les Ramoneurs de menhirs passent pour la fête de la Bretagne. La rue des crêperies qui pour l'occasion était fermée à la circulation avec des barnum sur les trottoirs a vu son animation tomber à l'eau sous des trombes de pluies à 18h30. Les salles des restaurants sont blindées mais on trouve la place pour prendre une crêpe à la crêperie de St Malo qui est ma foi fort bonne. Je me rend compte qu'en voulant se faire plaisir l'un à l'autre monMari et moi nous sommes retrouvé au mauvais endroit (sur deux programme de soirée nous étions tous les deux persuadés que l'autre préférait un programme différent du notre et nous nous sommes sacrifié pour aller à un endroit alors que nous avions tous les deux envie d'aller ailleurs). La communication dans le couple, c'est important. Une fois le malentendu éclairci, nous filons au Quiet pour voir Fabienne. C'est une bonne fin de soirée même si l'on rentre tard. 

Vendredi 19 mai
Ce soir c'est chargement du camion pour la fête médiévale de demain. Les gros bras se sont absentés alors je me retrouve à porter tous pleins de trucs. Derrière ça, direction la place de la République ou je retrouve Guigui pour discuter du site des Conteuses de pas. En mangeant un très bon wok de bœuf on passe en revue les différentes rubriques qu'il faudra y mettre pour obtenir un résultat sera à la fois fonctionnel et chouette.

Samedi 20 mai
Le réveil le week-end ça pique. On arrive à St Maur relativement à l'heure. En tout cas le camion est encore en manœuvre. On décharge, on commence le montage du camp. A 11h15 on a monté trois tentes et l'auvent, ce qui est plutôt un bon rendement. Sauf que c'est a ce moment que nous recevons la visite des organisateurs nous informant que cette année, à la différence des années précédentes, la fête n'ouvre pas à 14h, mais à 11h. C'est a dire qu'elle est déjà ouverte, qu'on est encore tous en jean t-shirt qu'il y a des sacs en plastique pleins de machins qui trainent partout et que seules la moitié des tentes sont montées.


 Monter c'est aussi vider une poubelle remplie de sable

Changement de tactique donc, je me change et on finira de monter en robe. On se passera aussi des chips et des tomates pour ce midi puisque du coup il faut manger histo devant les visiteurs. Cela dit, les griffons étant comme d'habitude d'une efficacité redoutable, à 13h il n'y a déjà plus rien qui dépasse et seule une tente reste à monter. J'ouvre à moitié mon atelier de fonte d’étain. C'est à dire que je ne ferai pas de fonte en soi mais je commence par l'inventaire des moules et du matériel et la finalisation des pièces bien avancées (qu'il ne reste plus qu'a poncer). Wirggy me rejoint pour faire un tour de la fête. Les musiciens à coté desquels on nous a placé font du bon boulot. Ce n'est pas du tout historiquement correct mais ils jouent bien et pas trop tout le temps (1/2 heure 4 fois par jour et ils ont deux sets différents, joie). Il est temps de me changer et de filer avec Wirggy pour Chartrette car il y a bien 1h de route. Arrivées en avance, nous prenons un verre au bar du coin en discutant de l'ordre des chansons qui finalement change. Ensuite c'est l'heure de la balance avec des orga qui nous chouchoutent à coup de petits gâteaux et de thé.

 L'ingé son a des câbles de toutes les couleurs.

Pendant la balance de la Jupette Barbue qui partage avec nous la scène, nous prenons le temps de trier les visuels de pochettes de disque, mais sans parvenir à une décision définitive. Après un repas partagé en bonne ambiance avec les trois membres de la jupette qui, en plus de faire de la bonne musique, sont hyper sympas, le bal débute. La salle est grande, le public présent et réactif, le son bon. A la fin du set de la Jupette on fait une chanson ensemble et a la fin du notre aussi. On passe un super moment et le résultat dans la salle est apparemment à la hauteur du plaisir pris. Bon derrière quand il faut refaire une heure de trajet vers la fête médiévale, c'est beaucoup moins la joie. MonMari m'a gentiment attendu mais il fait froid dans la tente à 3h du matin et j'ai beaucoup beaucoup de mal à m'endormir.

Dimanche 21 mai
"Il est 9 heures et tout va bien" par pitié laissez moi dormir. Mais non,  c'est fichu pour la grasse matinée. La journée d'animation se passe bien et je fais ma première vraie me fonte d’étain. Malheureusement celle-ci amène la casse du moule le plus fonctionnel crée par mon prédécesseurs sur l'animation. A provins c'est donc de la gravure que je ferai. Le chef coupe un chou et j'aide Julie à faire des beignets (où nous mène la gourmandise ? Au dessus d'un chaudron d'huile bouillante ma bonne dame).


 monMari en pleine explication de l'armement

Puis il est déjà temps de replier les tentes. Au grand étonnement général nous n'aurons pas eu une seule goutte d'eau ce week-end, le. Matos est donc sec de chez sec, à tel point qu'il faut faire attention à ce que les bassines et les sauts ne se désarticulent pas en pièces détachées. Rangement, chargement, déchargement, re-rangement. Avec mon peu de sommeil de cette nuit, je suis moulue. Demain au boulot ce ne sera pas une partie de plaisir.

vendredi 26 mai 2017

La vie pas à pas 2017 # 19

Lundi 8 mai
Après une promenade en amoureux sur le port inondé de soleil et un déjeuner tranquille il faut pourtant bien rentrer. On rentre avec difficulté ma nouvelle et énorme malle dans la petite Fiat 500 de location et on met les voiles avec des œufs des poules et des plants pour le jardin de Sœur. Au bout de 10 km on se prend un méchant caillou et un impact sur le pare-brise qui va s'agrandissant. Nous sommes ravis il va sans dire. Déchargement, soirée tranquille. Je commence le visionnement de the Paradise. Adaptation libre du bonheur des dames par la BBC qui augure assez bien.

Mardi 9 mai
Mon ancienne collègue Hélène qui a déménagé il y a quelques mois du cote de Toulouse revient nous voir pour déjeuner (nous allons au bebe qui s’avère fort sympathique). Le soir après un détour librairie c'est sport et j'arrive presque à finir ma séance, youpi ! 

Mercredi 10 mai
En sortant je fais un détour par la mission bretonne pour consulter la base Dastum. Et je découvre que ça ne peut plus se faire sur place. Ah. Heureusement grâce à la gentille Camille et un joli tour de passe passe j'arrive quand même à écouter le morceau dont j'avais besoin de la référence et donc à avoir confirmation que c'est bien celui-là que nous avons repris avec les Conteuses. En attendant dame Léo je bois un cocktail en lisant un bouquin mais mon déjeuner est loin et j'ai tout de suite la tête qui tourne. Puis on dine au Noura en tentant de rattraper ces derniers mois où l'on était toutes les deux débordées. Je ne rentre pas trop tard et en profite pour faire du rangement d'appartement, plus précisément de table de couture puisque j'ai une nouvelle malle à tissus. Elle est si grande qu'une fois tout mis dedans il y reste encore de la place (et pourtant du tissus en attente, j'en ai). J'en profite pour faire quelques réparations sur des ouvrages qui trainent depuis bien trop longtemps, il faut vraiment que je couse plus régulièrement. 

Jeudi 11 mai
Après le cour de chant je retrouve Wirggy pour diner. L'iris étant temporairement fermé ce sera Happy nouilles où l'on se retrouve pressurisées par la serveuse parce qu'on occupe une table de 4 en étant deux (on attends monMari) et comme en plus on est assises sans commander, ça fait baisser le rendement. monMari arrive donc pour occuper sa place juste avant qu'on place un couple d'inconnus là sous son nez, quel sens du timing ! Soirée au quiet tranquille. 

Vendredi 12 mai
Ce soir c'est réunion d'importance pour les Conteuses car il est temps de faire les derniers retours sur mixage et de choisir l'ordre des morceaux du disque. On en profite aussi pour commenter la premier esquisse de pochette que j'ai faite et je repars avec plein de boulot. 

Samedi 13 mai
Difficile de se lever. On a rendez-vous pour déjeuner chez P. et L. mais comme on part tard et qu'en plus on doit faire un stop au magasin de jardinage ce sera un déjeuner tardif. A défaut de renouveler mon jasmin j’achète une glycine d'1m 80 rentre difficilement dans la voiture ou elle devra pourtant rester toute l'après-midi. L’après-midi sera donc mi-repetition mi-jardinage car nous devons préparer le spectacle de conte et profiter de l'entracte pour abattre les arbres et dégager un espace qui devrait permettre demain de poser la balançoire. S. le dernier petit arrivé de la famille est un bébé avec une motte de cheveux mais pas un gros pleureur. Ça reste fatiguant pour les parents mais ils ont l'air heureux. Puisque nous sommes dans le coin nous passons la soirée au bal de la frat' qui a invité Lisa Wolf et Carré de deux. On danse pas mal et je suis bien sure ravie de revoir nos hôtes de Bourgogne. Sans s’éterniser on reste aider à ranger et on est au lit à plus d'une heure du matin.

Dimanche 14 mai
Aujourd'hui aussi il faudrait ne pas partir trop tard, si je ne petit-déjeune pas, je trouve par contre le temps de rempoter la glycine pour laquelle je ne trouve malheureusement pas la place idéale.

 
On file ensuite direction le nord de Paris au bal du Borrego, comme il s'agit de la fête générale de la mjc, l'association la bourrache ne s'est pas vue attribuer sa salle habituelle mais la partie gymnase du bâtiment. Avec un plafond de taule à plus de 4 mètres de haut, la salle est un beau cauchemars pour les ingés son. Comme on ne s'est pas motivé assez vite on a raté la partie initiation aux danses musettes (c'est musette et folk cet après-midi) et je ne connais donc pas une grosse partie des danses qui se jouent. Vers 16h je dois filer et je ne verrai donc pas passer la FRAP (le groupe de monMari). Rendez-vous pour l'atelier de Catherine Perrier où l'on fait comme souvent de bien belles chansons. J'en profite pour discuter avec Sophie de l'intervention à son lycée l'année prochaine. Dans le cadre du concours national de la résistance elle voudrait faire apprendre des chansons anciennes à ses élèves et m'a demandé si je voulais bien être intervenante. Je n'ai jamais fait ça mais il faut bien commencer quelque part et le projet me plaisant, j'ai dit oui. Après le cours, Catherine logeant chez nous nous retournons ensemble vers le Borrego ou de nombreuses personnes qui ne l'on pas vu depuis longtemps son bien heureux de la retrouver. L'après-midi de la mjc à ramené très peu de monde et le plaisir de la voir atténue pas mal la déception éprouvée par les organisateurs. Après une grande plage de discussion nous rentrons tous les 3 à la maison diner et discuter à bâtons rompus jusqu'à 1h du matin. Je n'ai pas hâte de retourner au boulot demain.